C'est vrai, je n'imaginais pas en arriver jusque là. Je suis une femme meurtrie, avec les blessures du temps, je vis a Hollywood, capitale du septième art, j'ai le luxe, un métier dans le cinéma. Je n'ai pas d'enfants, je suis stérile et peut-être séropositive. J'ai un mari milliardaire, qui ne vit que pour son argent, et moi... Moi qui ne vis que par l'espérance, par cette flamme qui lutte pour briller, et je donne tout pour essayer d'oublier.
Je ne m'habille qu'en noir, j'ai quelques trous dans ma peau dû a d'anciens piercings. Je me maquille comme étant adolescente et je porte des lentilles depuis l'âge de vingt ans.
Les films que je fais montrent la froideur et la peur qu'il y a en moi. Je suis lâche et espère pouvoir partir un jour, bientôt...
Avec le salaire que je gagne, j'ai pu payer un voyage à ma mère pour qu'elle puisse retourner dans sa ville natale, je fais beaucoup de voyage en Asie, et mon passe temps favoris est le dessin.
Je n'ai jamais trouvé le bonheur, je n'ai fait que goûter à ce qui y ressemblait. Mes rêves sont les même depuis mon enfance, et mon passé finit toujours par remonter, ça me rend malade. Les cicatrices que je porte aux poignets me rappellent toujours ces moments de détresse, et à quarante ans, ma vie se résume au stress quotidien et à des rêves imaginaires.
Depuis mon enfance, j'entretiens ce monde en moi, c'est comme mon issue de secours durant mes déprimes. Et parfois même, je ne vis que pour le cinéma, ce thème que j'ai toujours aimé depuis mon plus jeune âge.
C'est une description un peu banale, mais proche de la réalité, malheureusement...
Commentaire de la professeur : Bravo pour ton orthographe impeccable. Pourquoi au crayon ? C'est triste, j'espere que l'avenir te donnera tort ! "C'est une description un peu banale" n'en crois rien !
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C'est alors qu'il me fit comprendre que je l'embêtais et, méchamment, il me dit de regarder la télévision plutôt que de l'aider au transite intestinal. Surprise, je lui répondis que je n'avais pas envie de la regarder, il n'y avait rien d'intérressant. Il me fit savoir qu'il fallait que je trouve une occupation.
Un peu plus tard, elle apporta le repas et le mit sur la table. L'odeur de la soupe et des haricots aux lardons me mit tout de suite l'eau à la bouche. Ma série commença à la télévision, je mangeai donc tout en la regardant. Il me secoua brusquement, me dit qu'il fallait que j'arrête de regarder la télévision et que je mange mon repas plus vite. Je me révoltai en disant que c'est lui qui m'avait demandé si gentillement de regarder la télévision. Je ne voyais donc pas pourquoi il venait m'interrompre dans mon visionnage de série.
Un mouvement, un geste qui fit rompre le silence. Un moment d'impuissance et de haine s'empara de moi. Toutes les larmes de mon corps commencèrent à couler sur mes joues devenues toutes pâles. Je voulais crier, lui exprimer ma colère. Mais je ne fis rien, je pleurais en silence, devant elle, si confuse, eux, abasourdis. Ce geste signifia tout pour moi, des images tellement étranges et incohérentes passaient à toute vitesse dans ma tête. Il n'avait pas le droit de faire ça, ce mouvement qui n'était pourtant pas fort, mais qui marqua ma seule petite misérable existence. Il l'a fait... il m'a donné une gifle.
Je me tus, finissant mon repas en vitesse. Je n'osais même plus lever la tête. Une fois que j'eus débarassé mon couvert, je m'enfuis en courant dans ma chambre, en claquant la porte et sans avoir dit «bonne nuit». Mes larmes coulèrent à flot. Des envies de meurtres et même de suicide défilaient dans ma tête. C'est le moment le plus horrible : je me renferme pour la énième fois sur moi-même. Je montai dans mon lit, toujours en sanglots, et enfouis ma tête dans mon oreiller. Je n'arrivais pas à dormir. La nuit fut agitée par des cauchemars insignifiants, du sang, des morts, moi...
Le lendemain, tout va mal. Je me levai avec une mine affreuse, je sentais encore les larmes sèches sur mes joues. Quand j'eus fini de me préparer, j'allai prendre mon petit-déjeuner. Je ne bus que du lait chocolaté, je n'avais pas du tout faim. Puis ce fut l'heure de partir au collège. Je me demandais si j'arriverais à cacher ma tristesse. Je mis les écouteurs dans mes oreilles, et j'allumais mon mp3 à fond. J'écoutais des chansons si tristes...
Commentaire de la professeur : Excellent récit (un peu long), sensible et bien écrit. note : 20/20
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Aujourd'hui encore, j'ai perdu un ami, j'ai perdu un proche. De jour en jour ça empire, je vois mon entourage mourir, et je me bats, contre la mort, j'ai beau résister, je sais que maintenant x'est mon tour.
Voir peu à peu se former des ombres énormes autour de moi, voler tant que je peux dans l'espoir d'y echapper, esquiver de quelques centimetres ces formes menaçantes puis refroler avec la mort. Je sens que mon combat se termine, j'étais le seul resté en vie mais la force me manque, je n'ai plus d'air et le ciel s'assombrit. Le temps s'arrete, l'air se fige. Je laisse couler ce sang qui n'est pas le mien, les ombres se rapprochent, ma mort aussi. Une lueur d'espoir scintille puis s'éteint, celle du dernier rayon de soleil. Que faire ? Que faire ? Dans ce monde où tout est immense, où chaque paroie se transforme en lame... Faire le mal pour survivre, et finalement se laisser mourir pour faire le bien. Quelle ironie !
La derniere seconde approche. Je sens que c'est la fin. M'écraser, tomber serait la bonne solution. Les ombres se figent, le noir m'empare, le silence, le battement de mon coeur et de mes ailes ne se font plus entendre. La douleur se fait ressentir. J'ai mal, je souffre, j'agonise, et dans un dernier effort, lentement, je meurs...
Commentaire de la professeur : Très beau texte, les émotions sont la, on reconnait bien le registre du tragique. Tres belle gradation a la fin. Bravo.
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Ah ! Mais qu'ai-je donc fait ?
J'ai trahi ma soeur, mon sang,
Pour un peu de fierté.
Je ne vaux pas mon rang,
Celui de grand guerrier.
J'ai été fidèle
A mon pays, ma patrie
Et maintenant je tue celle
Qui m'a appris la vie.
Misérable que je fais,
J'ai perdu a jamais
Ma soeur, ma bien aimée !
De ce bras si vaillant
De cette épée si tranchante
J'ai osé prendre la vie
De ma malheureuse mie.
Et son sang m'horrifie
Tant j'ai souillé son corps
Mais quelle est cette infamie
Que j'ose commetre encore ?
Je me persuade alors
Que c'était pour son bien.
J'ai Tellement fait d'efforts
Que je ne peux reculer devant rien.
Ô ! Ce bras a tué après tout
Celle qui brillait pour l'ennemi
Et criait sa haine pour nous.
Ce bras mérite de croire
Tout autant que moi
Que je rayonnerais de gloire.
Dans le pays on m'applaudira,
D'avoir combattu si bien
Contre celui qui méprisa
Rome, ville de toute puissance ;
Empire batti pour l'obéissance.
Je reconnais mes torts
Et je serais fier
De ces beaux lauriers d'or,
Qui orneront ma tête.
Commentaire de la professeur : Très bien ! Dommage que tu n'ailles pas au bout de la consigne : souligne les figures. "Empire batti pour l'obéissance." Très bien ! Note : 5/6
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MOTS A PLACER : Rien ; Sept ; Effectivement ; Expulsion ; Stratégie.
AUTEURS : Margi & Ba.
Le jour assoupi,
Les ténêbres éveillées,
Surgit dans la nuit
Ton éclatante beauté.
Tes iris bleutés,
Et toute de noir entourée
Expulsion de charme parfumé
Tu tentes de me submerger.
Mais effectivement rien,
Parmis tes sept voluptés,
Ne me fera arracher
Ce coeur qui est le tien.
Ouvre toi, fleur éternelle
Ta sombre stratégie
Est maintenant éclaircie.
Toi, rose blanche si frêle.
Commentaire de la professeur : Très beau poème.
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C'était un endroit lugubre, un endroit qui était menaçant. Les tours de ce qui ressemblait à un château tombaient en ruines, et une odeur de cendres sortait des pierres calcinées. Des corps en décomposition étaient suspendus à des crochets de rouille, des lambeaux de rideaux cachaient des fenêtres à moitié brisées. Je pouvais sentir la brise fraîche du matin traversant les débris de verre. Un frisson me parcourut. Je m'avançai tout en enjambant avec difficulté les cadavres entassés de rats sur le sol tâché de sang et de ce qui semblait être des déjections animales. Mon angoisse se fit plus forte quand un vol de chauve-souris sortit en trombe du grenier en poussant des cris stridents. Sur le côté de ce qui devait être auparavant un salon, je vis un escalier, qui montait de plus en plus haut, et était de plus en plus raide. J'arrivai à sa fin, et je m'aperçus que j'étais dehors, sur le toit de la bâtisse en ruine. Ma peur fût, à ce moment là, au summum, quand j'eu le malheur de regarder en bas. Je me rendis compte de la hauteur de la tour et la nausée s'empara de moi. Je découvris alors que le jardin, enfin ce qui y faisait penser, n'était que tas de fleurs piétinées, pierres cassées et poussière. Ma tête tourna, tourna, je ne savais plus où donner du regard, devant pareils horreurs, l'odeur putride qui remontait des cadavres, devant ce château, banal, mais pourtant renfermant tant de secrets...
Que s'était-il passé ici ? Je redescendis en courant, sans me retourner. Je vis par une des fenêtres les corbeaux tourner en rond, mon sang ne fit qu'un tour. Je décidai de voir ce qui s'y passait. Le dégoût et la peur étaient au rendez-vous : dans l'arrière-cour, dansaient les corbeaux autour d'un long pieu vertical. Au bout, se trouvait le cadavre d'un enfant.
Commentaire de la professeur : C'est bien écrit et très complet. En revanche, le héros est horrifié (à juste titre, le pauvre !) et pas angoissé -> là tu détournes un peu la consigne en intégrant des éléments (rats, cadavres...) qui ne sont pas sur l'image. Du coup, le travail perd de la finesse. note : 15/20
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Anton sortit avec empressement de son appartement, au bloc 3. Dehors, il se rendit compte que dans sa hâte, il avait oublié ses lunettes ; il était déjà trop tard pour retourner les chercher. Dans la brume, il crut sentir une odeur de fumée. Il se retourna. Le paysage qui s'offrait à ses yeux l'horrifia.
Toute la ville était détruite, la fumée des incendies se mêlait à la brume du matin. Les maisons et bâtiments tombaient en ruines, les voitures étaient retournées et ne ressemblaient plus qu'à des tas de ferrailles. Des corps gisaient sur le sol, des morceaux de membres étaient éparpillés ici et là. Voyant flou, Anton se demandait s'il voyait bien tout ce désastre, ou s'il était en train de rêver. S'avançant alors peu à peu dans les décombres, sa vision s'éclaircit. Mais le doute persistait, il n'était plus sûr de rien. Il continua sa route.
Un moment, il entendit des pleurs, si stridents et forts, qu'ils en casseraient les vitres. Anton chercha alors d'où ces pleurs provenaient. Il fut effrayé quand il vit un petit garçon, assis par terre, au milieu de débris et de cendres, aux pieds de ses parents. Anton allait le consoler, quand soudain, une grenade atterrit à quelques centimètres de l'enfant. Il eut à peine le temps de se jeter sous un porche que la grenade explosa. Il hurla tout ce qu'il put dégager. Son émotion était si forte, qu'il laissa échapper une larme, qu'il essuya aussitôt. Il ne savait pas ce qui se passait dans sa ville. C'était comme un goût de déjà vu, mais aucun souvenir aussi tragique n'effleura son esprit. Anton attendit que le silence revienne pour sortir de sous les décombres. Il était là, debout, le regard vide.
A peine avait-il repris ses esprits qu'il entrevit sur la Grand-route des dizaines de char ou tanks, qui détruisaient tout sur leur passage et qui se dirigeaient droit sur lui. Pris de panique, Anton courut à travers les ruelles, sans se retourner. Il passa par tous les chemins qui s'offraient à lui, sans savoir où ils menaient. Ses yeux se brouillaient à nouveau, le flou l'empêchant de voir ses pieds. Il arriva à un endroit qui dominait la ville, c'était une colline. Anton regardait avec horreur le désastre. Du feu, de la fumée, et des ruines dominaient le paysage. Anton se crispa. De la sueur perlait sur son visage pâle. Ses larmes coulèrent, il ne les retint pas. Puis, d'un revers de manche, il essuya sa figure. Une ombre gigantesque passa au-dessus de la cité, et lâcha ce qui s'avérait être une bombe, car une explosion fit trembler la roche. Anton cria son désespoir, son impuissance face à cette situation, et, sans réfléchir, il courut vers la ville. Il ramassa une arme qu'il vit au sol, mais l'absence de vie sur Terre le découragea. Il parvint sur ce qui était la place principale. Pas un bruit. Le silence total. Un frisson le parcourut. Anton vit un banc resté intact au milieu de la place. Il y traina son corps épuisé et s'effondra. Il regarda autour de lui, la tristesse dans les yeux, et aperçut la gare. Et, comme pour s'échapper de ce cauchemar, il ferma les yeux et il attendit là, pendant des heures, voire des jours entiers, le retour de sa famille, le retour de la paix.
Un bruit, ce bruit qu'Anton entendait à longueur de journée, ce grondement qui se rapprochait comme tous les matins à la même heure de chez lui, le fit sortir de sa torpeur. Son regard s'éclaircit peu à peu, mais le manque de lunettes lui laissait toujours la vision floue. Il ne savait pas si ce qu'il venait de vivre ou de ressentir, il l'avait déjà vu ou vécu. Le doute persistait en lui, Anton se remémora alors un panneau d'affichage qu'il semblait avoir vu. Il se souvint de ce qui était marqué à l'entrée de la ville : 'Bienvenu en Bosnie'. Il regarda autour de lui. Aucune trace de guerre, aucune trace de combat. Seul un café arabe au coin de la rue. En voyant l'horloge accrochée au mur d'un bâtiment, il se souvint qu'il avait un train à prendre.
La gorge serrée et les yeux mouillés, il se rendit à la gare, non loin de chez lui. La seule chose qu'il murmura à cet instant était :
Commentaire de la professeur : -. note : 16/20 par les professeurs, 13,5/20 par les élèves