« Retour au blog de sangkikoul

Ma vie est un brouillon, où les taches et les ratures sont du feutre indélibile, où le papier est de la pierre, où les souvenirs sont gravés dedans, les bons comme les pires. J'arrive à ne rien effacer, j'ai beau graver d'autres choses nouvelles, les anciennes finissent toujours par réaparaitre.

Ma vie est un brouillon, où les taches et les ratures sont du feutre indélibile, où le papier est de la pierre, où les souvenirs sont gravés dedans, les bons comme les pires. J'arrive à ne rien effacer, j'ai beau graver d'autres choses nouvelles, les anciennes finissent toujours par réaparaitre.
"'Parait que l'Amour est la meilleure, mais aussi la pire des choses qui peut nous arriver." Margi.
"Un jour, la mer aura emporté tout le sable de cette plage, les océans s'assécheront et le soleil s'éteindra. Mais quand ce jour viendra, Je t'aimerai encore." L.S

"Je suis un poète romantique suicidaire raté et inutile." Ba_


" En essayant de prendre du recul, j'ai pensé a mon enfance. Je ne me suis jamais plainte. Jamais.
Je n'avais pas beaucoup d'amis a l'époque. Je crois meme que j'en avais pas du tout. Je me les créais ces amis. Dans ma tete. Je leur parlais, ils me comprenais. Je ne dormais pas non plus. Je ne faisais que des mauvais rêves, des cauchemars. Je pleurais la nuit, ma mere me manquait. Et puis en grandissant, j'ai compris qu'elle nous avait raconté que de la merde. C'était du pur lavage de cerveau. On était petit et con. On ne savais pas. Le psy m'a traumatisé, d'où la peur de parler. Ses paroles qu'il prononcait, ses questions horribles, tout ça j'oublie pas. J'y arrive pas. Pour mon anniversaire ou pour Noel, je n'es jamais eu plus de quatres cadeaux. Je ne me plaignais pas, parce que je savais que mes parents ne sont pas riche. Je suis déja un obstacle dans leur vie. Je suis une erreur de la nature. Ils n'ont pas fait expres de m'avoir. Quand je fais une bétise ou quelque chose de pas bien, ils me le rapelle. Et ça fait mal. Elle a dit que c'était la grande 'mode' d'etre bisexuelle. Elle ne m'a meme pas cru. Alors oui, certains penseront que c'est une mode. Moi je crois définitivement que ce n'est pas un crime d'aimer les deux sexes. Suzi a raison, quand on est bi, la seule chose qui change, c'est la façon de faire l'amour. Pendant neuf années je ne me suis pas assumée. J'ouvre les yeux grace a mon entourage. Meme si certaines ne sont pas là pour moi, j'en aurais toujours qui m'aideront. Ceux sont les vrais. Les purs, les meilleurs. Ils sont ma famille, j'arrive a continuer avec eux.
Pendant tout ce temps, je ne me suis pas plainte. Je gardais tout ça pour moi, je me défoulais sur moi, je prenais tout sur moi. Je crois que c'est cette putain de fierté qui m'a empeché. Mais aujourd'hui, maintenant que j'ai perdue ma moitié, maintenant que je sais que celle que j'aime ne m'aimera jamais, j'ai l'impression de me plaindre, je fais que ça. Et tout le monde me le dit. Je suis désolée. Pardonnez-moi de me plaindre, pardonnez-moi d'essayer de dire, pardonnez-moi d'etre naive et lourde. Pardonnez mes erreurs, mon passé. Pardonnez ma vie.
Ce qui reste de ma vie sont des lambeaux de souvenirs, des morceaux de rêves brisés par la réalité. Je vis angoissée depuis peu. Telle une gamine pourrie gatée, je ne veux pas qu'elle m'oublie, je ne veux pas la perdre. Et puis mes vrais amis sont là, mais quelques fois, je sais qu'ils ne comprennent pas. Personne ne me comprend réellement.
La vie me perturbe, j'en ai marre des cours et du lycée. Pourtant, j'avais hate d'y etre, et de penser que j'avais grandi. Mais je me retrouve nez a nez avec la réalité. Le lycée n'est pas fait pour moi, moi, je ne peux vivre que dans mon monde, c'est tout. Ils sont tous bien trop matures. Et puis ma classe, je ne peux meme pas me la voir. Ils me dégoutent. Margie est là, Virginie aussi. Mais les autres sont horrible, ils me donnent envie de vomir. Tous ces efforts que je fais, je les vois detruis par mon entourage. Mais elle me manque. Ma moitié n'est pas la, et ne comprend pas que j'ai besoin d'elle. Quelle vie de merde... Le silence me tue, le bruit me fatigue. La musique me fais vivre, nos chansons aussi. Suzi m'a dit que j'avais une raison de vivre : mon futur métier. C'est peut-etre vrai. Je suis ambitieuse. Trop. Et mon mon courage ne dépasse pas la barre du zéro. Alors, oui, je voudrais vivre pour quelque chose. Mais ce que je veux est toujours impossible. Je voudrais revoir Atila, mais il est déja parti, Je voudrais revoir Bu, mais on est bien trop loin l'une de l'autre, j'attendrai d'etre assez grande pour aller la retrouver. Et je voudrais travailler dans le cinema. Tout ça, je sais que c'est impossible. Je sais déja comment je vais mourir, mais la question est quand ? Et puis je me dis aussi que le bonheur n'existe plus. Depuis presque 9 ans. Parce que ce jour là, ma vie a sombré.
"


.MATHILDE - BA - SANGKIKOUL -USELESS-FLOTSAM- 15 ANS - NAIVE - DEPRESSIVE.


Telle la Lune qui semble s'effriter peu à peu,

Je me laisse ronger par la pénombre

De mes lèvres qui blémissent...

Que Chanter,

Que Prier ?

Maintenant que je t'ai perdu,

Mon Soleil...

Extrait de 'Last Quarter', Evil Eye.


#____#
Pix : Ba. By Sangkikoul_
Boston, Augustana.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 08:23

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 12:18

« Article précédent : 'It's Better To Burnout Than To Fade Away' ~...

Article suivant : Tout en la serrant contre moi je me mis à fredonne... »