J'ai un anniversaire à fêter. Non pas avec le sourire, mais avec les larmes et 9 Crimes en fond sonore. Depuis le 13 août, un an que le Destin nous a séparé. Bu, ma Moitié.

 J'ai un anniversaire à fêter. Non pas avec le sourire, mais avec les larmes et 9 Crimes en fond sonore. Depuis le 13 août, un an que le Destin nous a séparé. Bu, ma Moitié.
Tu t'souviens ?
J'ai l'impression que c'était hier, Mathilde, Ba, Bu, Nous. Deux gamines effrontées, on s'est rencontrée, et puis un magazine, un prénom, et il en a fallu peu pour qu'un "Tu" devienne un "Nous". C'était il y a maintenant un an, déjà, on ne pouvait se séparer. Notre premier mot aux parents par téléphone, sans aucun sérieux, nous rigolions, et parce que c'était Nous on était fière, fière et pleine de vie et de liberté, on chantait aussi, "J'fais pipi sur l'gazon.." et puis notre danse des crocodiles qui partent à la guerre, c'te chorégraphie quand même, sans oublier le tournage de notre 'film', aussi énorme que catastrophique, c'était génial parce que t'étais là, Toi, Moi, Nous. Un sourire et puis tout redémarre, quand le Blues nous empare y'a rien de mieux que sa Moitié comme remède, t'sais combien on a souffert toute les deux, et malgré ce soir là où tu a tué ce "Nous", j'ai continué d'espérer et c'est grâce à tout ça que j'me suis endurcie, si j'ai pu passé au dessus de tout ça alors j'peux affronter le monde, mais tu sais c'était dur sans toi, et quand soudain tu as réapparu j'ai compris que plus jamais, plus jamais je referai cette erreur que j'ai faite en te perdant une première fois. Alors voilà, Bu, on se l'est promis, on se l'est dit, plus qu'une année et on s'ra enfin réunie, 'faut juste tenir mais ça passera vite, il FAUT que ça passe vite, je ne tiens plus, PAS SANS TOI c'est c'qui est gravé, et puis MERDE parfois les mots ne servent à rien, parfois on a juste besoin de concret, pas seulement l'ombre de toi ou ta présence, non, j'te veux BU, à mes côtés, mon bras droit, ma jumelle.

Je t'aime
un point c'est tout.


Pix : Ba. By Sangkikoul_
Les Crocodiles.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 05:17

Modifié le dimanche 30 août 2009 11:31

<< C'est beau une Femme de dos qui attend une Femme. C'est fière comme une Princesse qui, ayant tout donné, n'attend plus qu'un seul geste pour se retourner. >> ~ " Pour me punir de l'avoir aimé, j'observe chaque jour sa photo avec la Haine de la voir dans ses bras. Crever à petit feu parce qu'elle me l'a demandé. L'Amour rend aveugle.. " ~

<< C'est beau une Femme de dos qui attend une Femme. C'est fière comme une Princesse qui, ayant tout donné, n'attend plus qu'un seul geste pour se retourner. >> ~ " Pour me punir de l'avoir aimé, j'observe chaque jour sa photo avec la Haine de la voir dans ses bras. Crever à petit feu parce qu'elle me l'a demandé. L'Amour rend aveugle.. " ~
"C'est une fille avec qui je discute et aujourd'hui nous allons provoquer le destin." Dabeule éf.


On oublie si on peut, on ne décide pas d'oublier. Plus on veut oublier, plus on se souvient, et plus on désespère.
Oublier est un grand mot qui ne dépend pas de nous. Un mot inventé par les Hommes qui se croient plus forts que tout.
Qui décide, d'ailleurs ?
On oublie ce qui est léger, futile, accessoire, on n'oublie pas le noir qui tache la mémoire.
Oui... Mais..

J't'oublierai. Aussi sûr que cette immensité devant laquelle je me trouve est là bien présente.
J't'oublierai. Aussi sûr que les sons les doigts du violoniste sur son instrument.
J't'oublierai. Aussi sûr que le printemps vient après l'hiver, après la pluie le beau temps, après le fleuve l'océan.
J't'oublierai.
Oui même si les hasards sont parfois si heureux, si on ne s'y attend pas quand on tombe amoureux, si le vent incertain part comme il vient, t'oublier ça vaut mieux oui c'est mieux pour demain, alors j't'oublierai..
J't'oublierai. Aussi sûr que toi et moi faisait nous.
J't'oublierai. Aussi sûr que sont doux les baisers dans le cou comme une caresse légère, frisson qui effleure tout doucement ton c½ur du bout des lèvres. Aussi sûr que la course du temps m'usera lentement.
J't'oublierai. Oui... mais..
Oui même si c'était bien oui même si c'était beau, ta main au creux de ma main, ta peau contre ma peau, t'oublier c'est certain me lavera de tous mes maux..
Et puis si j'arrive pas à oublier tout ça, les dents de ton sourire je les garderai au fond de moi dans des bulles de soupir, rien qu'un drôle de souvenir...

Mais.. C'est sûr que j'aimerais me souvenir de toi...


Pix : Ba & Son Maitre. By Sangkikoul_
The Man Who Can't Be Moved, The Script.

# Posté le samedi 12 avril 2008 10:43

Modifié le mardi 15 septembre 2009 12:14

Les vautours tracent des cercles, Au-dessus de notre secteur, Qu'emportons-nous avec nous ?, Rien ne vaut le coup... Si on se perd, Ils se rapprochent , Nous poursuivent, Ils nous veulent, toi et moi, Laisse-moi maintenant, J'en peux plus. ~ "Ce qui compte dans un voyage sans retour, c'est de lutter contre les douleurs du départ en évoquant une image apaisante." ~ Et je deviens quoi, moi, si tu pars.. ?

 Les vautours tracent des cercles, Au-dessus de notre secteur, Qu'emportons-nous avec nous ?, Rien ne vaut le coup... Si on se perd, Ils se rapprochent , Nous poursuivent, Ils nous veulent, toi et moi, Laisse-moi maintenant, J'en peux plus. ~ "Ce qui compte dans un voyage sans retour, c'est de lutter contre les douleurs du départ en évoquant une image apaisante." ~ Et je deviens quoi, moi, si tu pars.. ?
"Je voudrais refaire le trajet a l'envers pour comprendre où j'ai pris le mauvais chemin et tout recommencer..."



Vers un océan sans abîme.
Lettre de sa victime à son bourreau...

~

...... Je ne sais comment te le dire, mon Amour. En te voyant pour la première fois, mon coeur s'est mit à battre, battre jusqu'à exploser. C'est très contrariant, quand, tout à coup, cette sensation inconnue vous empare.
...... J'ai aimé. Et dans un seul regard, j'ai compris. Que c'était toi, mon Amour. Toi. Pour la Vie. Je me suis noyée dans tes magnifiques yeux bleus. Tes cheveux virevoltaient au vent.
...... Je t'aimais. A en crever, à en souffrir. Te voir était devenu un supplice, et ton absence un fardeau. J'ai trouvé à l'ombre de toi un espoir. Je l'ai recueilli et entretenu. Mais, même avec le Temps, il a faibli. Jusqu'à laisser une minuscule étincelle dans mon Coeur.
...... Et mon Ame, Ô mon Ame ! Celle que tant de fois je voulus te donner, celle que tant de fois tu as ouvert puis abîmé ! Cette vérité mensongère que tu m'as laissé apprendre. Ce doute et cette confusion que tu as semé, par tous les moyens à l'intérieur de mon pauvre être.
...... J'ai détesté. Sentir ton regard me transpercer, sentir tes pensées et ta bouche s'entrouvrir pour laisser échapper un souffle maudit et fatal. Je t'ai détesté. A trop t'aimer. A trop souffrir et à espérer. Mais mon Dieu, peut-on être tenter du dégoût et de la maltraitance de son Bourreau ? Par Pitié, j'ai assez donné, j'ai assez subi; j'ai assez espéré...

...... Je te supplie, Ô Fleur du Mal, Déesse envoûtante et libertine, pêcheresse et glaciale comme la bise d'un matin d'Hiver, achève-moi ou dans le pire des cas, soumets-toi.

~ Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.


Ba _

Le soleil n'est précieux que lorsqu'il est noir. Pourquoi le ciel est bleu quand il fait beau ? Je voudrais que les corbeaux me ronge jusqu'au sang.
Je crois que personne dans ce monde n'a les réponses pour moi, Mais j'espère toujours que quelqu'un m'a entendu


Pix : Félix, Clapou, Louisou & Maman.
By Sangkikoul
_

Evergreen, Hyde.

# Posté le samedi 15 mars 2008 14:29

Modifié le mardi 15 septembre 2009 12:11

Ouais, t'a raison. On vivra s'en doute 20 ans de moins. Mais on aura vécu LIBRE, 'heureux' peut-être. Et on aura 'été'. On aura marqué ce monde. Par nos conneries, par nos faits et gestes. On aura vaincu ce monde. On l'aura empêché de nous tuer. Et on sera morts pour un nouveau monde. On sera des dangers pour la politique mais non pour la population, on les emmènera à la victoire de la Liberté. En fait, en 1789, on a rien accomplie du tout. Ils nous ont fait croire qu'on a progressé. Regarde ou on en est. On sera plus fort désormais, plus dangereux et plus solide. On résistera à ce monde et on en fera le notre. Parce que nous, les jeunes, on a soif de liberté et de renouveau, de culture si con soit-t-il et on a besoin de se sentir... Aimé ? Peut-être est-ce ça le mot juste. Il faut changer ce monde. Je sais rien de tout ça après tout, je suis qu'une gamine de 15 ans qui rêve de pouvoir s'évader et être Libre.

Ouais, t'a raison. On vivra s'en doute 20 ans de moins. Mais on aura vécu LIBRE, 'heureux' peut-être. Et on aura 'été'. On aura marqué ce monde. Par nos conneries, par nos faits et gestes. On aura vaincu ce monde. On l'aura empêché de nous tuer. Et on sera morts pour un nouveau monde. On sera des dangers pour la politique mais non pour la population, on les emmènera à la victoire de la Liberté. En fait, en 1789, on a rien accomplie du tout. Ils nous ont fait croire qu'on a progressé. Regarde ou on en est. On sera plus fort désormais, plus dangereux et plus solide. On résistera à ce monde et on en fera le notre. Parce que nous, les jeunes, on a soif de liberté et de renouveau, de culture si con soit-t-il et on a besoin de se sentir... Aimé ? Peut-être est-ce ça le mot juste. Il faut changer ce monde. Je sais rien de tout ça après tout, je suis qu'une gamine de 15 ans qui rêve de pouvoir s'évader et être Libre.
" Carpe Diem". Dans cette vie, c'est ce qu'il faut. Ne pas penser au Passé parce qu'il est souvent trop douloureux. Ne pas penser au Futur, parce qu'Espérer ne sert plus à rien, à part désespérer peu à peu. Mais il y a forcément un moment où, pour s'en sortir, il faut faire le tri dans son Passé et son Futur, savoir garder le meilleur pour survivre. Le présent ne peut pas toujours nous sortir de là. Faut toujours trouver le moyen de s'en sortir, sans le passé, le présent, le futur. Alors quoi ? On se créé un Monde où tout ça n'existe pas. On rêve, on vit, on se laisse bercer par cette vague de naïveté et de mensonges, on se cache derrière des masques qui, chaque jour, prennent une forme plus joyeuse encore parce que le malheur s'accentue, on rit, on fume pour retrouver ce Monde au quotidien parce que ça ne suffit plus d'un peu de Bonheur le soir, on boit pour goûter au Bonheur d'oublier, mais finalement on oublie pas, alors on rit, fume, boit encore et encore, on augmente la dose parce que ça ne suffit plus, on pense que plus on en prend, plus on est bien. Mais on se goure, totalement et sur toute la ligne. En fait, à force d'avoir cette impression de vivre, on crève, on se meurt à petit feu, on se détruit en pensant que c'est bien, on souffre, on agonise dans ces moments de faiblesse et de lucidité, et puis.. On finit par partir pour de bon. Et là, on le sait pas mais Eux le savent, ces personnes qui nous voyaient nous détruire sans rien faire s'apitoient sur leur sort. Elles ont des remords, elles ne nous ont pas aidés. Ou alors, elles nous aimaient et de voir partir un être cher mais faible ça fait mal. Parce qu'elles ne se sentiront plus d'utilité, elles penseront alors comme on a pensé. Que la vie est inutile, qu'elle ne vaut plus la peine d'être vécu.
Mais.. Nous, on aura été vaincu. Les démons qui nous rongeaient, qui nous torturaient ont fini par nous faire craquer. A force de cracher notre désespoir, ils ont fait de nous leurs proies, leurs victimes. Tout n'est plus que psychologique dans cette vie. Tu as mal ? C'est dans ta tête. Tu as froid ? Penses qu'il fait chaud, et il le fera. Tu oublies ? Ah, problème mental ou Alzheimer. Et après, si tu te tues, tu es prise pour une personne ayant un déficit mental, un suicidaire qui voulait faire ses preuves, une personne égoïste et qui pensait qu'à sa gueule..
C'est stupide, mais ma grand-mère m'a dit dans une de ses lettres : "Nous avons tous besoin d'être aimé, mais le monde actuel est vraiment très égoïste ; ne l'imitons pas : s'il nous fait souffrir, ne cherchons pas à rendre le mal par le mal."
Et je crois que, en prenant du recul, si nous ne cherchons pas à rendre le mal par le mal comme elle m'a dit, nous passons pour des personnes qui se laissent marcher sur les pieds, faibles et sans caractère. Mais de l'autre côté, si nous faisons le mal, nous seront alors pris pour des personnes sans-c½ur, dures et froides, en ayant à l'intérieur de nous le sang chaud et le Chao dans les veines.

Alors voilà, maintenant, que faut-il faire pour ne pas être prise de travers, extérioriser sa douleur mais sans paraître "exhibitionniste" et sans troubler les gens ? Ne pas crier sa haine ou son dégoût sans se meurtrir psychologiquement ?


Carpe Diem. C'est sa philosophie qui m'a inspiré. C'est dans un de ces moments de solitude qu'elle m'a donné envie d'écrire, les larmes aux yeux.


Pix : Ba & son futur Tatouage.
By Sangkikoul
_

Finale, Hyde.

# Posté le mercredi 14 mai 2008 13:40

Modifié le dimanche 28 juin 2009 15:27

Mon c½ur... Il est 4h05... Tu t'es enfin endormi... J'ai attendu de ne plus percevoir le froissement de tes draps pour t'écrire cette lettre et pour partir... Je sais que tu ne comprends pas tout mais il fallait que je parte et je n'ai pas trouvé d'autres moyens que de partir en pleine nuit, pour ne pas que tu me suives... Je tiens tellement à toi, beaucoup plus que tu ne le penses mais maintenant c'est fini... Tout à une fin...Même les plus belles choses, comme notre rencontre... Je remercie le Destin de t'avoir mis sur ma route...Tu m'as permis de croire à l'amitié, à la tendresse à la douceur...Je pensais que ces mots n'étaient pas fait pour moi, tu m'as prouvé le contraire. Je te remercie pour tout ce que tu as fait. Tu as été mon seul ami...La seule personne à qui j'ai fait confiance. Tu m'as permis de m'évader de mon enfer...j'ai su ce que c'était la liberté avec toi, et pour ça je ne t'en remercierai jamais assez... Je m'en vais rejoindre mon enfer, je n'ai pas le choix. J'aurais préféré que tu viennes avec moi, que tu me donnes ta force, que tu me protèges...Mais je n'ai pas le droit de t'en demander autant. Il valait mieux que tu restes à l'écart de tout cela, c'est mieux pour toi. Mes mains tremblent tellement, j'ai peur de partir loin de toi, j'ai peur de retourner dans cet enfer où tu ne seras pas là pour me protéger...Tu étais là pour moi. Tu m'as aidé à un moment de ma vie où seule la mort était Destinée. Tu m'as réappris à vivre en si peu de jours...Les plus beaux jours de ma vie où j'ai pu oublier ma vie, jusqu'à aujourd'hui. Elle est en danger, je ne peux me résoudre à la laisser seule. J'ai peur mon c½ur...Tellement peur ! Mais je crois que le bonheur ce n'est pas pour moi, pourtant j'y ai gouté, grâce à toi... Tu vas me manquer, énormément, mais ton souvenir restera encré dans ma mémoire jusqu'à la fin de ma vie, parce que tu es le premier à avoir vu que j'étais mal, que je n'allais pas bien, que la vie ne m'avait pas fait de cadeau. Les autres voyaient que je mourrais à petit feu mais personne ne m'a tendu la main comme toi tu l'as fait. Au contraire, ils ont profités de mes faiblesses ! Pas toi... Tu es différent des autres, je le sais maintenant... Je suis heureux de t'avoir rencontré mon c½ur... Ne m'en veux pas d'être parti comme ça, comme un voleur mais je n'avais pas le choix, sinon tu m'aurais suivi et il en est hors de question. Reste où tu es, oublie-moi, effaces tout souvenir de moi...Tu ne me reverras plus mon c½ur... Moi je ne t'oublierai pas, jamais...Tu es quelqu'un d'unique à mes yeux et tu le resteras quoi qu'il arrive. C'est tellement plus facile d'écrire sur un bout de papier ce que l'on ressent au lieu de le dire en face. Je suis désolé mon Amour... Vraiment... Crois-moi que si j'avais eu le choix je serai resté avec toi...Merci pour tout... Je t'aime

Mon c½ur... Il est 4h05... Tu t'es enfin endormi... J'ai attendu de ne plus percevoir le froissement de tes draps pour t'écrire cette lettre et pour partir... Je sais que tu ne comprends pas tout mais il fallait que je parte et je n'ai pas trouvé d'autres moyens que de partir en pleine nuit, pour ne pas que tu me suives... Je tiens tellement à toi, beaucoup plus que tu ne le penses mais maintenant c'est fini... Tout à une fin...Même les plus belles choses, comme notre rencontre... Je remercie le Destin de t'avoir mis sur ma route...Tu m'as permis de croire à l'amitié, à la tendresse à la douceur...Je pensais que ces mots n'étaient pas fait pour moi, tu m'as prouvé le contraire. Je te remercie pour tout ce que tu as fait. Tu as été mon seul ami...La seule personne à qui j'ai fait confiance. Tu m'as permis de m'évader de mon enfer...j'ai su ce que c'était la liberté avec toi, et pour ça je ne t'en remercierai jamais assez... Je m'en vais rejoindre mon enfer, je n'ai pas le choix. J'aurais préféré que tu viennes avec moi, que tu me donnes ta force, que tu me protèges...Mais je n'ai pas le droit de t'en demander autant. Il valait mieux que tu restes à l'écart de tout cela, c'est mieux pour toi. Mes mains tremblent tellement, j'ai peur de partir loin de toi, j'ai peur de retourner dans cet enfer où tu ne seras pas là pour me protéger...Tu étais là pour moi. Tu m'as aidé à un moment de ma vie où seule la mort était Destinée. Tu m'as réappris à vivre en si peu de jours...Les plus beaux jours de ma vie où j'ai pu oublier ma vie, jusqu'à aujourd'hui. Elle est en danger, je ne peux me résoudre à la laisser seule. J'ai peur mon c½ur...Tellement peur ! Mais je crois que le bonheur ce n'est pas pour moi, pourtant j'y ai gouté, grâce à toi... Tu vas me manquer, énormément, mais ton souvenir restera encré dans ma mémoire jusqu'à la fin de ma vie, parce que tu es le premier à avoir vu que j'étais mal, que je n'allais pas bien, que la vie ne m'avait pas fait de cadeau. Les autres voyaient que je mourrais à petit feu mais personne ne m'a tendu la main comme toi tu l'as fait. Au contraire, ils ont profités de mes faiblesses ! Pas toi... Tu es différent des autres, je le sais maintenant... Je suis heureux de t'avoir rencontré mon c½ur... Ne m'en veux pas d'être parti comme ça, comme un voleur mais je n'avais pas le choix, sinon tu m'aurais suivi et il en est hors de question. Reste où tu es, oublie-moi, effaces tout souvenir de moi...Tu ne me reverras plus mon c½ur... Moi je ne t'oublierai pas, jamais...Tu es quelqu'un d'unique à mes yeux et tu le resteras quoi qu’il arrive. C'est tellement plus facile d'écrire sur un bout de papier ce que l'on ressent au lieu de le dire en face. Je suis désolé mon Amour... Vraiment... Crois-moi que si j'avais eu le choix je serai resté avec toi...Merci pour tout... Je t'aime
Parfois, il arrive que les événements nous dépassent, que plus rien ne peut être contrôlé, que tout le Monde autour de nous se disloque. Et quand soudain, ce jour-là arrive, cette sensation de mal-être et de peur s'engouffre au plus profond de notre âme. Et, de peur de sombrer un peu plus, de toucher le fond, on s'agrippe à ce tout petit morceau d'Espoir, que nous détruisons avec la Réalité dévoilée. Que ne ferait-on pas pour un peu de Bonheur ? Oublier ses amis, enfermer son Amour dans une cage, Tuer, être agressif. Mais, quand on sort de ce Monde Maudit qu'est ce fameux Bonheur, on reconnaît les personnes qui ont attendu notre retour dans un Monde Meilleur grâce à ces paroles, ces gestes de preuve d'Amour envers nous.
On se sent alors revivre, aimer, ou même libre, et malgré le fait qu'on ai perdu le
Bonheur (parfait ?), rien ne vaut plus que les Amis. Et ils sont là, devant nous, attendant patiemment notre retour à la raison. Les hauts et les bas, on en connait, on s'y est habitué, et même si le quotidien redevient monotone, garder la tête haute et se relever, coûte que coûte, pour notre Fierté, pour leur Fierté, pour simplement s'en sortir.


~ ... Je ne la vis pas tout de suite, je ne vis pas son regard... Lorsqu'elle se tourna, ce fût le Temps qui s'arrêta. Mon coeur se mit à battre, le poul faisait vibrer ma poitrine.
...C'était un regard clair, remplit de douceur. Un de ces regards qui nous attendrit. Aussi bleu que l'océan, aussi brillant que le soleil. Elle rayonnait, rattachée à l'espoir qu'une fille l'attendait là-bas, quelque part loin d'ici.
...Elle me faisait rêver. Je ne pouvais m'empêcher de la regarder. Elle avait ce prénom qui pouvait me faire voyager au Pays des Merveilles.
...- Alice - celle qui a fait renverser mon coeur au premier coup d'oeil, qui me fait croire à ce que je ne crois pas.
...- Alice - ma muse, mon inspiration. Celle qui, la nuit du premier quartier, lorsque j'étais assise à terre, regardant les ciel et les étoiles, m'a envoyé un peu de Bonheur...

~ ... Elle était belle, elle était douce. Elle était frêle, elle m'envoûtait. C'était un ange, une fée à la lumière, une petite fille jamais sûre d'elle. C'était un soleil, un rayon de feu. Elle avait des ailes, on se croyait dans un jeu. Elle brillait, elle était glorieuse. Je ne pouvais plus la quitter. Son regard, son sourire, ses mains. En m'approchant de son cou, je puisais tout son parfum. Elle sentait bon, c'était une fleur du matin.
...Dans ses bras je me suis laissée bercer, ne pouvant plus m'en séparer, la flêche a percé mon coeur, mais avec elle, je ne ressens plus la douleur.
...Je me disais alors << Est-ce cela, le Bonheur ? Est-ce cela, la paix que je recherchais ? >>
L'amour fou, l'amour heureux. Alice, princesse haut en couleurs, m'a sauvé de la terreur, elle me berce dans la joie, la bonne humeur.
...Mais ais-je le droit ? Ne m'est-ce point interdit ? C'est mal, c'est fou, mais peu importe, puisque personne ne peut plus rien contre nous.

IK HOU VAN JOU --


Je le savais.

Encore prise au piège, je me suis retrouvée. J'ai pas su faire la différence, avec la Réalité. Elle était bien trop parfaite pour que ça ne soit pas un piège...
Je me suis trompée, l'amour c'n'est pas fait pour moi. Je ne la méritais pas cette princesse. Je ne méritais pas tant de Bonheur & de beauté. Je n'y ai pas le droit, bordel ! Elle est trop bien pour moi, moi qui n'suis rien, rien dans le Néant, un ange, ça n'cotoie pas la Mort, pourtant !
C'était trop beau pour être vrai. La Naiveté l'a emporté. Je ne gagne plus rien. Même pas un peu d'espoir...
Elle était belle pourtant. J'aurais tout fais pour la garder. Mais lorsque c'est elle qui me repousse, je ne peux plus lutter.
Le Destin, a tout gâché. Jusqu'au plus petit morceau de ma chair, j'irai brûler. Et en emmenant Dieu en Enfer, je serai châtiée.
Et.. A quoi bon ? Lorsque l'on perd peu à peu la plus belle, l'envie de gerber n'est point plus grande comparée à celle de se tuer...


Pix : Rocher. By Someone_

Emotionaless, Good Charlotte.

# Posté le mardi 12 février 2008 08:26

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 09:08

Contre l'abime, contre les nuages, je bats la vie, je bats l'orage. J'essaie de tenir mais a quoi bon ? Puisque l'amour me fait naufrage. ~ " La réalité, c'est qu'elle m'a renié depuis bien longtemps déjà. Il fallait la voir avec son regard dévisageant.. Elle seule osa réouvrir les blessures du Temps. " ~ J'implore leur Pardon.

Contre l'abime, contre les nuages, je bats la vie, je bats l'orage. J'essaie de tenir mais a quoi bon ? Puisque l'amour me fait naufrage. ~ " La réalité, c'est qu'elle m'a renié depuis bien longtemps déjà. Il fallait la voir avec son regard dévisageant.. Elle seule osa réouvrir les blessures du Temps. " ~ J'implore leur Pardon.
"Pourquoi quand la fenêtre s'ouvre , ils la referme toujours ? ..."

Nuit silencieuse,
N
uit brisée,
Tout t
ombe,
Qua
nd tu prend ta vie
J'ai trouvé un peu de haine pour toi,
Juste po
ur faire de l'effet.
Tu as
trouvé un peu d'amour pour moi,
Pen
sant que j'm'en irais.
Ne m'
empeches pas de pleurer pour dormir
Do
rmir dans une lourde paix
Nu
it silencieuse
Nui
t de lune
Rien n'a
changé
Ri
en n'est juste
Je
devrait être plus forte et alors,
Ple
urer seule.
Tu dev
rais être plus faible alors,
Me renvo
yer chez moi.
Je n
e peux pas t'arrêter de te battre pour dormir.
Dormir dans une lourde paix.

Cold cold water surrounds me now
and all i've got is your hand
lord c
an you hear me now?
or am
i lost?
no one's daughter allow me that
and
I can't let go of your hand
lord, ca
n you hear me now?
or am i
lost?
d
on't you know i love you
an
d I always have
h
allelujah
will yo
u come with me?
co
ld cold water surrounds me now
and
all i've got is your hand
l
ord.. can you hear me?
or
am i lost?

_______________________________________Laissez moi rêver
___________________________________Que ce monde soit l'enfer ou le paradis
_________._______________.________________De toute facon je ne peut pas y échapper


A M.

....Tu sais, ce n'est pas facile. Ils ont tout pour eux. Ils tendent le bras et ça leur vient. J'essaye de me reconstruire pas à pas. J'avance, je lutte. Contre moi-même et contre mon Passé. Les plus importants sont là. Je ne garderai plus qu'eux. J'ai perdu ma fierté mais ils me la recréée. Ils me tendent la main. Cette main qui m'avait toujours repoussé. Cette main qui, à présent, me rattrape et me relève. Un jour, quelqu'un a dit :" Dans la vie, si tu tombes sept fois, il faut te relever huit fois. "
....Eux, ils m'ont donné la force. Ils ont su me faire revivre. Ils ont su me pardonner, pardonner mon Passé. Et je veux continuer pour devenir celle dont ils seront fiers, celle qui pourra se dire que grâce à Eux, j'ai été.

....Mais, tu sais, l'illusion du vrai est parfois la pire des choses. Parce que tu es là, et m'empêche d'avancer. Toujours à rouvrir la plaie, à enfoncer la lame encore plus loin. Tu me coupe dans mon élan, me vole ma Liberté. Cet espoir que je vois briller, il.. il faiblit. Il n'a plus de force, il est aussi pauvre que moi. Mais c'est Mon espoir. Celui qui me retient, mon bout de survie. Celui qui me dit qu'un monde meilleur m'attend, qu'elle reviendra et que je la reverrai. Mais toi, Maman, tu as tout fais pour m'attirer dans ton filet. Les mailles se ressèrent, à chaque effort que je fais. Tu me dis que si tu es tellement pitoyable, il faut que je parte. Je n'attends que ça ! Je n'attends que ce moment, pour goûter à un peu de Liberté, de vivre, de sentiments. Laisse-moi ressentir ce que je ne peux cacher, laisse-moi l'aimer tout autant que je t'ai aimé toi.

....Si tu ne comprends cela, alors tu ne me comprends. Tu ne me connais pas, non plus. A ce moment là, quand tu auras ouvert les yeux, je serai peut-être déjà partie.
" Avec le Temps, tout finit par s'arranger. " Moi je te dirais, Maman : " Avec le Temps, j'ai fini par te détester. " Et tu auras tellement attendu pour réaliser, que ta Fille ne sera plus.

.
Y O U ' R E....F A K E .

~
.
" Comprendre ton âme avant de partir, traverser le néant qui nous sépare avant de mourir, toucher tes lèvres, les embrasser une dernière fois. Te prendre le plus fort possible dans mes bras, m'envoler très loin, m'enfoncer dans ton coeur inacessible, là où planer et voler ne sont plus un rêve inaccessible.
Alors là, viendrait ma fin, sans personne pour pleurer, j'aurais vécu mon but, mon esprit pourra sombrer, une dernière fois je planterai la lame dans ma chair, enfoncer encore plus loin sous ma peau, mon sang formant plus qu'un océan, je mourrai simplement triste, mais avec le sourire... "



Viens et aide moi à voler, Prête-moi tes ailes, Je les échangerais contre le monde, Contre tout ce qui me tient, Je les échangerais cette nuit, Contre tout ce que j'ai. Maintenant que tu est partie, Tout ce qui reste est le fantome de l'amour. Au plus profond de mon esprit,J'entend les chaines du fantome de l'amour. Je suis diminué, Je respire à peine, Je ne peut pas tenir, Je suis mourante, Je doit saigner ce ne sera pas long. Le rêve que nous vivions, Nous l'avions vécu trés bien, Chaque jour était comme un cadeau. Rappelle-toi quand je jurais, Que mon amour ne finirait jamais, Que toi et moi nous mourrons jamais. Rappelle-toi quand je jurais, Que nous avions tout, Je n'ai pas peur de voler, Et d'atteindre la fin... Si jamais tu as besoin de quelqu'un, Désolé pour les choses que j'ai faites, Ma vie va à l'inverse. Si jamais tu changes d'avis, Lorsque les jours pluvieux sont arrivés, Et l'équilibre change. Toute seule, En ce moment je marche loin, Il fait si froid. Mais je sais que c'est quelque chose que je mérite. Je mérite d'être égaré. Je sais, c'est ma faute. Il fait si froid. Mais je sais que c'est quelque chose que je mérite, Je mérite de mourir. Désolé pour les choses que j'ai faites. Les mêmes choses qui se sont passées auparavant. Attendre que la cicatrice de mon coeur ce referme, Espérant que tu puisse me pardonner, Tu puisse me pardonner, Tu puisse me pardonner... Pardonne moi. Laisse tout ça derrière, Franchis la limite, Fais face à la vérité, je n'ai pas le temps de... Je n'ai pas le temps de brûler. Elle est en train de s'effacer, Loin de ce monde, Dérivant comme une plume. Elle n'est pas comme les autres filles. Elle habite dans les nuages Et parle aux oiseaux. Elle n'est pas comme les autres filles que je connais.


Pix : Chaplin. By Sangkikoul_


When you're Gone, Avril Lavigne.

# Posté le mercredi 05 avril 2006 13:40

Modifié le mardi 15 septembre 2009 12:10

L'océan est redevenu noir et tu me manques encore, mon Amour. Seule mais pleine d'espoir, je suis toujours là à attendre un signe que tu devrais me donner. N'est-ce pas de l'amour que nous ressentons? N'est-ce pas de l'amour que je ressens? Tandis que je regarde à travers la pluie, il me semble que je peux voir ton visage dans une mer de larmes. Est-ce le seul endroit où je puisse être avec toi? Oui c'est de l'amour que nous ressentons. Oui c'est de l'amour que je ressens..

L'océan est redevenu noir et tu me manques encore, mon Amour. Seule mais pleine d'espoir, je suis toujours là à attendre un signe que tu devrais me donner. N'est-ce pas de l'amour que nous ressentons? N'est-ce pas de l'amour que je ressens? Tandis que je regarde à travers la pluie, il me semble que je peux voir ton visage dans une mer de larmes. Est-ce le seul endroit où je puisse être avec toi? Oui c'est de l'amour que nous ressentons. Oui c'est de l'amour que je ressens..
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" La Peine de Mort est Rétablie. "

Inspirer profondemment. Ecouter les derniers battements du coeur. Bloquer. Arrêter de respirer. Attendre. Pleurer, s'arracher les poumons. Continuer. Compter les secondes qui mènent droit à la Mort. C'est un jeu. Ce n'est plus qu'un jeu. Pleurer, laisser tomber les larmes. Ne pas les essuyer. Songer à reprendre de l'air. Non. Sentir le corps se déchirer, devenir bleu, violet, parce qu'il y a un manque. Le Néant. Le noir, le vide total. Faire le tri. Un bon moyen de réfléchir et de ressacer les derniers souvenirs. Rester en lévitation. Suffoquer. Continuer de lutter. Ca fait déjà un moment. Etre entre la Vie & la Mort. Tenter d'arrêter. Finalement, tenir. Bientôt le divaguement. Les yeux remplis de larmes se ferment. Ils ne supportent plus la pression.
Relâcher...
Cracher, suffoquer. Crier, sentir les cordes vocales brûler. Le goût du sang sur les papilles. L'acide rongeant l'émail. Pleurer. Pleurer, mordre le doigt jusqu'au sang. Sentir les membres du corps engourdis par l'insuffisance d'oxygène. Crever. Non. Evanouir. Respirer à nouveau normalement. Reprendre le souffle. Etre tenté par l'envie de recommencer. Calmer le rythme devenu trop élevé. Et..

Repartir.

"Je remercie Dieu de m'avoir mise sur ta route car depuis je suis ta trace" ~ A.

....Il y a parfois des choses qui ne se disent pas, qui ne se montrent pas. Parfois ces choses se ressentent simplement, traduisant l'émotion, le péché, la honte ou encore l'incompréhension.
....Peu importe si ces choses finissent par se savoir. Le plus important, c'est comment elles seront découvertes. Vous ne pensez pas que tant de désir accumulé finit par ressortir. Je crois que chaque personne dans le plus profond de leur âme, ignore la beauté de nos sentiments.
....C'était son regard. Il a finit par me traduire son désir. J'ai tout vu dans ses yeux. Le fond de sa pensée, si noire et mystérieuse. J'ai su. Vous voyez, dans ce regard je me suis perdue, je me suis cherchée.
....Son regard bleu, son regard clair, son regard brûlant, son regard tentant. Imaginez cette sensation de se sentir désirer, que seul un regard peu mettre mal à l'aise, déjouer les pièges de la parole, tromper l'instinct et la façon de penser.
....Je me suis noyée dans l'Océan de l'affinité, j'ai voulu voler vers le péché, je me suis brûlée les ailes. Quel effet cela fait-il d'avoir échoué ? Le goût d'un amer sentiment de lâcheté. L'étreinte Maudite d'une envie démesurée. La Mort soudaine de la pureté. Et c'était seulement son regard...


Pix : Lumière ombragée.
By Sangkikoul
_
If I Could See You Again, Yiruma.

# Posté le samedi 29 mars 2008 12:45

Modifié le mardi 07 juillet 2009 13:02

Johnny Halliday est peu etre une 'Rock Star', mais il ne sera jamais, une 'Star du Rock'.

Johnny Halliday est peu etre une 'Rock Star', mais il ne sera jamais, une 'Star du Rock'.
" Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
"
Extrait de "la Charogne", Baudelaire


ARTICLE [trop?] CRITIQUE.

On dit que le meilleur reste a venir, que les faiblesses finiront par devenir la force. On dit que les gens font mal par inattention, avec leur silence ou parfois avec des mots blessants. Faire le deuil de son amour, faire le choix de l'oublier. Apprendre a surmonter ses peurs et ses problemes, faire face tant bien que mal et paraitre 'normal'. Retrouver la routine, celle qu'on a toujours fuit pour enfait se dire que c'était ce qui nous faisait vivre. Le changement a parfois du bon. Mais le mauvais l'emporte surement. Voir les personnes qu'on aime changer, tourner en pitoresque fait mal. Et ne rien pouvoir dire ou faire le fait encore plus. Toutes ces petites choses qui font que les souvenirs sont toujours là, tout ce qui fait que les meilleurs moments restent eternels. Les chansons que l'on écoute sont faites pour nous faire rever, ou pour que l'on s'évade loin de ce monde, pourri soit-il, et nous ramenant a ces periodes de la vies qui nous feraient pleurer. La nostalgie, celle qui nous fais pleurer, crier, ou meme mourir, celle qui nous envahie le plus souvant au clair de lune, nous fait souffrir d'avantage. Les gens sourient, par peur qu'on leur demande 'ça ne va pas ?', ils se replient sur eux-meme et tentent de s'en sortir, ils souffrent interieurement, se consument et puis meurent, seuls la plupart du temps, s'en jamais avoir été aidé. On est tous fiere d'avoir des amis a qui parler, a qui confier les choses les plus horribles, ces amis qu'on est fiere d'aider, pour avoir sa conscience lavée de toute hypocrisie ou de doute. On croit pouvoir tout faire, regardez tous où va le monde aujourd'hui. Crimes, guerres attentats, et tous nous font croire qu'ils se battent pour leur liberté. Ce n'est que purement politique, ils nous entrainent dans leur machine infernale, nous réduisent a néant et nous plongent dans une crise interminable. Oui, c'est ça notre monde. Et on se demande pourquoi certains préferent rester dans le leur. La où il y a de la magie, de la liberté, parfois meme un soupçon de joie. On en souffre autant, mais on se fait la guerre, bah oui, parce qu'on est con, et que l'on pense tous que c'est se battre qui va nous sortir de cette merde. On voudrait retrouver cette vie, où rien n'avait d'importance, face a la société et face a nous-meme, retrouver ces moments, de joie, de familles unies et d'intimité. Il n'y a plus de valeurs, que des mots et des phrases philosophiques qui sont la pour nous dire que oui, le monde a changé. On peut pas oublier, ni effacer, mais on peut essayer de recommencer, en gardant le necessaire, et se contenter de sourire, de s'amuser, de se droguer, d'aimer, de rire, de parler, d'écrire, et bien d'autres choses encore. J'ai moi-meme du mal a m'en persuader.
Aujourd'hui j'ai aidé une amie. Je n'ai jamais aussi bien parlé de quelque chose que je ne veux pas connaitre : l'amour. Je l'ai aidé, parce que ça m'a fait mal de la voir triste, de la voir dans son coin, seule, alors que nous, on s'amusait, on rigolait... Je l'ai aidé parce que je savais qu'elle en avait besoin, je l'aiderai encore s'il le faut. J'aiderai ceux que je pourrais et jusqu'a ma mort peut-etre. Je peux pas m'aider, mais aider les autres me rassure. Margot, je sais meme pas si tu lira tout, mais si j'ai pu t'ouvrir les yeux, si On a pu t'ouvrir les yeux avec Suzi, alors crois-moi, je suis heureuse. Votre simple bonheur me suffit. Je peux rien faire d'autre que de me contenter de me frayer un chemin a travers vos ames. Je ne Veux que me contenter de ça. Et plus tard, j'aurai ces souvenirs qui feront ce que je deviendrai. J'arriverai a etre forte et a etre courageuse parce que je sais que là ou je vous aurait laissé, vous auriez en vous ce petit quelque chose qui fait que "un jour, J'ai été"...

Pix : Mot de Bu, Soirée facteur. By Sangkikoul_

Que Tout est Noir, Saez.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 11:05

Modifié le dimanche 28 juin 2009 15:31

Il y a eu des moments dans ma vie où j'ai été à genoux, maintenant c'est fini. Au plus profond de mon coeur je sais, Disons simplement que j'ai été poignardée par derrière depuis toujours. Au plus profond ça ma fait mal de laisser passer.

Il y a eu des moments dans ma vie où j'ai été à genoux, maintenant c'est fini. Au plus profond de mon coeur je sais, Disons simplement que j'ai été poignardée par derrière depuis toujours. Au plus profond ça ma fait mal de laisser passer.
Consigne : Fais ton autoportrait, te décrivant a l'age de 40 ans. Tu peux employer 'je ou 'il/elle'.(Cette rédaction date de Septembre 2008, et n'est pas notée.)

AUTOPORTRAIT A 40 ANS

Je serais déjà partie...


Comment décrire ce visage, vieilli par quarante années ?
C'est vrai, je n'imaginais pas en arriver jusque là. Je suis une femme meurtrie, avec les blessures du temps, je vis a Hollywood, capitale du septième art, j'ai le luxe, un métier dans le cinéma. Je n'ai pas d'enfants, je suis stérile et peut-être séropositive. J'ai un mari milliardaire, qui ne vit que pour son argent, et moi... Moi qui ne vis que par l'espérance, par cette flamme qui lutte pour briller, et je donne tout pour essayer d'oublier.
Je ne m'habille qu'en noir, j'ai quelques trous dans ma peau dû a d'anciens piercings. Je me maquille comme étant adolescente et je porte des lentilles depuis l'âge de vingt ans.
Les films que je fais montrent la froideur et la peur qu'il y a en moi. Je suis lâche et espère pouvoir partir un jour, bientôt...
Avec le salaire que je gagne, j'ai pu payer un voyage à ma mère pour qu'elle puisse retourner dans sa ville natale, je fais beaucoup de voyage en Asie, et mon passe temps favoris est le dessin.
Je n'ai jamais trouvé le bonheur, je n'ai fait que goûter à ce qui y ressemblait. Mes rêves sont les même depuis mon enfance, et mon passé finit toujours par remonter, ça me rend malade. Les cicatrices que je porte aux poignets me rappellent toujours ces moments de détresse, et à quarante ans, ma vie se résume au stress quotidien et à des rêves imaginaires.
Depuis mon enfance, j'entretiens ce monde en moi, c'est comme mon issue de secours durant mes déprimes. Et parfois même, je ne vis que pour le cinéma, ce thème que j'ai toujours aimé depuis mon plus jeune âge.
C'est une description un peu banale, mais proche de la réalité, malheureusement...

Commentaire de la professeur : Bravo pour ton orthographe impeccable. Pourquoi au crayon ? C'est triste, j'espere que l'avenir te donnera tort ! "C'est une description un peu banale" n'en crois rien !

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Consigne : Sous une forme poetique ou en prose, écris a la premiere personne un moment passé ou la vie d'une piece qui se déroule derriere la façade de ton habitation. Tu emploieras un vocabulaire des sensations et des sentiments. (Cette rédaction date de Janvier 2008, et est notée.)
Encore un jour passé à faire semblant...

Ce soir-là, il préparait des carottes coupées en lamelles fines. Après les avoir posées sur la table, il s'assit à sa place habituelle, entre elle et moi. Mon regard se posa sur lui et j'aperçus alors un bout de carotte sur sa joue. Le rire sortit tout seul de ma bouche et je lui dit ce qu'il avait sur sa joue. Géné, il l'essuya. Puis, je vis un nouveau bout de carotte et je lui montrai du doigt.
C'est alors qu'il me fit comprendre que je l'embêtais et, méchamment, il me dit de regarder la télévision plutôt que de l'aider au transite intestinal. Surprise, je lui répondis que je n'avais pas envie de la regarder, il n'y avait rien d'intérressant. Il me fit savoir qu'il fallait que je trouve une occupation.
Un peu plus tard, elle apporta le repas et le mit sur la table. L'odeur de la soupe et des haricots aux lardons me mit tout de suite l'eau à la bouche. Ma série commença à la télévision, je mangeai donc tout en la regardant. Il me secoua brusquement, me dit qu'il fallait que j'arrête de regarder la télévision et que je mange mon repas plus vite. Je me révoltai en disant que c'est lui qui m'avait demandé si gentillement de regarder la télévision. Je ne voyais donc pas pourquoi il venait m'interrompre dans mon visionnage de série.
Un mouvement, un geste qui fit rompre le silence. Un moment d'impuissance et de haine s'empara de moi. Toutes les larmes de mon corps commencèrent à couler sur mes joues devenues toutes pâles. Je voulais crier, lui exprimer ma colère. Mais je ne fis rien, je pleurais en silence, devant elle, si confuse, eux, abasourdis. Ce geste signifia tout pour moi, des images tellement étranges et incohérentes passaient à toute vitesse dans ma tête. Il n'avait pas le droit de faire ça, ce mouvement qui n'était pourtant pas fort, mais qui marqua ma seule petite misérable existence. Il l'a fait... il m'a donné une gifle.
Je me tus, finissant mon repas en vitesse. Je n'osais même plus lever la tête. Une fois que j'eus débarassé mon couvert, je m'enfuis en courant dans ma chambre, en claquant la porte et sans avoir dit «bonne nuit». Mes larmes coulèrent à flot. Des envies de meurtres et même de suicide défilaient dans ma tête. C'est le moment le plus horrible : je me renferme pour la énième fois sur moi-même. Je montai dans mon lit, toujours en sanglots, et enfouis ma tête dans mon oreiller. Je n'arrivais pas à dormir. La nuit fut agitée par des cauchemars insignifiants, du sang, des morts, moi...
Le lendemain, tout va mal. Je me levai avec une mine affreuse, je sentais encore les larmes sèches sur mes joues. Quand j'eus fini de me préparer, j'allai prendre mon petit-déjeuner. Je ne bus que du lait chocolaté, je n'avais pas du tout faim. Puis ce fut l'heure de partir au collège. Je me demandais si j'arriverais à cacher ma tristesse. Je mis les écouteurs dans mes oreilles, et j'allumais mon mp3 à fond. J'écoutais des chansons si tristes...

Encore un jour passé à faire semblant...
[...]

Commentaire de la professeur : Excellent récit (un peu long), sensible et bien écrit. note : 20/20

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Consigne : Avec un registre imposé, crée un récit avec pour thème : La Mort du Moustique. Le texte peut etre écrit a n'importe quelle personne.(Cette rédaction date de juste avant les vacances de Noel, de Décembre 2008, et n'est pas notée.)

LA MORT DU MOUSTIQUE

Registre : Tragique

Je suis au point le plus haut de ma vie, elle qui va finir, je le sais. J'ai toujours fais le mal pour pouvoir survivre mais à quoi bon, puisque de toute façon, je suis entre la vie et la mort à chaque seconde qui passe.
Aujourd'hui encore, j'ai perdu un ami, j'ai perdu un proche. De jour en jour ça empire, je vois mon entourage mourir, et je me bats, contre la mort, j'ai beau résister, je sais que maintenant x'est mon tour.
Voir peu à peu se former des ombres énormes autour de moi, voler tant que je peux dans l'espoir d'y echapper, esquiver de quelques centimetres ces formes menaçantes puis refroler avec la mort. Je sens que mon combat se termine, j'étais le seul resté en vie mais la force me manque, je n'ai plus d'air et le ciel s'assombrit. Le temps s'arrete, l'air se fige. Je laisse couler ce sang qui n'est pas le mien, les ombres se rapprochent, ma mort aussi. Une lueur d'espoir scintille puis s'éteint, celle du dernier rayon de soleil. Que faire ? Que faire ? Dans ce monde où tout est immense, où chaque paroie se transforme en lame... Faire le mal pour survivre, et finalement se laisser mourir pour faire le bien. Quelle ironie !
La derniere seconde approche. Je sens que c'est la fin. M'écraser, tomber serait la bonne solution. Les ombres se figent, le noir m'empare, le silence, le battement de mon coeur et de mes ailes ne se font plus entendre. La douleur se fait ressentir. J'ai mal, je souffre, j'agonise, et dans un dernier effort, lentement, je meurs...

Commentaire de la professeur : Très beau texte, les émotions sont la, on reconnait bien le registre du tragique. Tres belle gradation a la fin. Bravo.

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Consigne : Horace se retrouve seul après avoir tué sa soeur Camille. Imaginez le monologue qu'il pourrait tenir en ayant recours au registre lyrique, qui devra être bien reconnaissable. Vous soulignerez les figures dans votre texte et les identifierez dans la marge. (Ce texte date de Janvier 2009, et est noté.)

HORACE :
Ah ! Mais qu'ai-je donc fait ?
J'ai trahi ma soeur, mon sang,
Pour un peu de fierté.
Je ne vaux pas mon rang,
Celui de grand guerrier.
J'ai été fidèle
A mon pays, ma patrie
Et maintenant je tue celle
Qui m'a appris la vie.
Misérable que je fais,
J'ai perdu a jamais
Ma soeur, ma bien aimée !

De ce bras si vaillant
De cette épée si tranchante
J'ai osé prendre la vie
De ma malheureuse mie.
Et son sang m'horrifie
Tant j'ai souillé son corps
Mais quelle est cette infamie
Que j'ose commetre encore ?
Je me persuade alors
Que c'était pour son bien.
J'ai Tellement fait d'efforts
Que je ne peux reculer devant rien.

Ô ! Ce bras a tué après tout
Celle qui brillait pour l'ennemi
Et criait sa haine pour nous.
Ce bras mérite de croire
Tout autant que moi
Que je rayonnerais de gloire.
Dans le pays on m'applaudira,
D'avoir combattu si bien
Contre celui qui méprisa
Rome, ville de toute puissance ;
Empire batti pour l'obéissance.
Je reconnais mes torts
Et je serais fier
De ces beaux lauriers d'or,
Qui orneront ma tête.


Commentaire de la professeur : Très bien ! Dommage que tu n'ailles pas au bout de la consigne : souligne les figures. "Empire batti pour l'obéissance." Très bien ! Note : 5/6

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Consigne : En Binome, vous ferez un poème, à votre manière, comme vous le souhaitez, ayant seulement deux contraintes : le titre est imposé, et vous devrez placer dans ce poème cinq mots, de façon à ne pas choquer. (Ce texte date de Mai 2009, et n'est pas noté.)

TITRE : Nuit Blanche
MOTS A PLACER : Rien ; Sept ; Effectivement ; Expulsion ; Stratégie.
AUTEURS : Margi & Ba.

Le jour assoupi,
Les ténêbres éveillées,
Surgit dans la nuit
Ton éclatante beauté.

Tes iris bleutés,
Et toute de noir entourée
Expulsion de charme parfumé
Tu tentes de me submerger.

Mais effectivement rien,
Parmis tes sept voluptés,
Ne me fera arracher
Ce coeur qui est le tien.

Ouvre toi, fleur éternelle
Ta sombre stratégie
Est maintenant éclaircie.
Toi, rose blanche si frêle.

Commentaire de la professeur : Très beau poème.

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Consigne : Choisir une image et un type de récit au choix parmi la liste donnée. Rédiger la description de ce paysage en fonction de la contrainte donnée. Au choix, votre focalisation sera interne ou omnisciente. (Cette description date d'octobre 2008, et est notée.)

CHOIX : Deuxième image, le héro est angoissé. Focalisation interne.

C'était un endroit lugubre, un endroit qui était menaçant. Les tours de ce qui ressemblait à un château tombaient en ruines, et une odeur de cendres sortait des pierres calcinées. Des corps en décomposition étaient suspendus à des crochets de rouille, des lambeaux de rideaux cachaient des fenêtres à moitié brisées. Je pouvais sentir la brise fraîche du matin traversant les débris de verre. Un frisson me parcourut. Je m'avançai tout en enjambant avec difficulté les cadavres entassés de rats sur le sol tâché de sang et de ce qui semblait être des déjections animales. Mon angoisse se fit plus forte quand un vol de chauve-souris sortit en trombe du grenier en poussant des cris stridents. Sur le côté de ce qui devait être auparavant un salon, je vis un escalier, qui montait de plus en plus haut, et était de plus en plus raide. J'arrivai à sa fin, et je m'aperçus que j'étais dehors, sur le toit de la bâtisse en ruine. Ma peur fût, à ce moment là, au summum, quand j'eu le malheur de regarder en bas. Je me rendis compte de la hauteur de la tour et la nausée s'empara de moi. Je découvris alors que le jardin, enfin ce qui y faisait penser, n'était que tas de fleurs piétinées, pierres cassées et poussière. Ma tête tourna, tourna, je ne savais plus où donner du regard, devant pareils horreurs, l'odeur putride qui remontait des cadavres, devant ce château, banal, mais pourtant renfermant tant de secrets...
Que s'était-il passé ici ? Je redescendis en courant, sans me retourner. Je vis par une des fenêtres les corbeaux tourner en rond, mon sang ne fit qu'un tour. Je décidai de voir ce qui s'y passait. Le dégoût et la peur étaient au rendez-vous : dans l'arrière-cour, dansaient les corbeaux autour d'un long pieu vertical. Au bout, se trouvait le cadavre d'un enfant.

Commentaire de la professeur : C'est bien écrit et très complet. En revanche, le héros est horrifié (à juste titre, le pauvre !) et pas angoissé -> là tu détournes un peu la consigne en intégrant des éléments (rats, cadavres...) qui ne sont pas sur l'image. Du coup, le travail perd de la finesse. note : 15/20

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Consigne : Créer une nouvelle fantastique ou policière à partir d'un incipit donné, sans changer le moindre mot. Utiliser le champ lexical des sentiments & sensations. Il faut que le registre choisit soit reconnaissable. (Cette description date de Novembre 2008 dans le cadre d'un concours, et est notée par deux fois, une par les professeurs, l'autre par les élèves.)

CHOIX : Nouvelle Fantastique. « Anton sortit avec empressement de son appartement, au bloc 3. Dehors, il se rendit compte que dans sa hâte, il avait oublié ses lunettes ; il était déjà trop tard pour retourner les chercher. Dans la brume, il crut sentir une odeur de fumée. Il se retourna. »

Anton sortit avec empressement de son appartement, au bloc 3. Dehors, il se rendit compte que dans sa hâte, il avait oublié ses lunettes ; il était déjà trop tard pour retourner les chercher. Dans la brume, il crut sentir une odeur de fumée. Il se retourna. Le paysage qui s'offrait à ses yeux l'horrifia.
Toute la ville était détruite, la fumée des incendies se mêlait à la brume du matin. Les maisons et bâtiments tombaient en ruines, les voitures étaient retournées et ne ressemblaient plus qu'à des tas de ferrailles. Des corps gisaient sur le sol, des morceaux de membres étaient éparpillés ici et là. Voyant flou, Anton se demandait s'il voyait bien tout ce désastre, ou s'il était en train de rêver. S'avançant alors peu à peu dans les décombres, sa vision s'éclaircit. Mais le doute persistait, il n'était plus sûr de rien. Il continua sa route.
Un moment, il entendit des pleurs, si stridents et forts, qu'ils en casseraient les vitres. Anton chercha alors d'où ces pleurs provenaient. Il fut effrayé quand il vit un petit garçon, assis par terre, au milieu de débris et de cendres, aux pieds de ses parents. Anton allait le consoler, quand soudain, une grenade atterrit à quelques centimètres de l'enfant. Il eut à peine le temps de se jeter sous un porche que la grenade explosa. Il hurla tout ce qu'il put dégager. Son émotion était si forte, qu'il laissa échapper une larme, qu'il essuya aussitôt. Il ne savait pas ce qui se passait dans sa ville. C'était comme un goût de déjà vu, mais aucun souvenir aussi tragique n'effleura son esprit. Anton attendit que le silence revienne pour sortir de sous les décombres. Il était là, debout, le regard vide.
A peine avait-il repris ses esprits qu'il entrevit sur la Grand-route des dizaines de char ou tanks, qui détruisaient tout sur leur passage et qui se dirigeaient droit sur lui. Pris de panique, Anton courut à travers les ruelles, sans se retourner. Il passa par tous les chemins qui s'offraient à lui, sans savoir où ils menaient. Ses yeux se brouillaient à nouveau, le flou l'empêchant de voir ses pieds. Il arriva à un endroit qui dominait la ville, c'était une colline. Anton regardait avec horreur le désastre. Du feu, de la fumée, et des ruines dominaient le paysage. Anton se crispa. De la sueur perlait sur son visage pâle. Ses larmes coulèrent, il ne les retint pas. Puis, d'un revers de manche, il essuya sa figure. Une ombre gigantesque passa au-dessus de la cité, et lâcha ce qui s'avérait être une bombe, car une explosion fit trembler la roche. Anton cria son désespoir, son impuissance face à cette situation, et, sans réfléchir, il courut vers la ville. Il ramassa une arme qu'il vit au sol, mais l'absence de vie sur Terre le découragea. Il parvint sur ce qui était la place principale. Pas un bruit. Le silence total. Un frisson le parcourut. Anton vit un banc resté intact au milieu de la place. Il y traina son corps épuisé et s'effondra. Il regarda autour de lui, la tristesse dans les yeux, et aperçut la gare. Et, comme pour s'échapper de ce cauchemar, il ferma les yeux et il attendit là, pendant des heures, voire des jours entiers, le retour de sa famille, le retour de la paix.

Un bruit, ce bruit qu'Anton entendait à longueur de journée, ce grondement qui se rapprochait comme tous les matins à la même heure de chez lui, le fit sortir de sa torpeur. Son regard s'éclaircit peu à peu, mais le manque de lunettes lui laissait toujours la vision floue. Il ne savait pas si ce qu'il venait de vivre ou de ressentir, il l'avait déjà vu ou vécu. Le doute persistait en lui, Anton se remémora alors un panneau d'affichage qu'il semblait avoir vu. Il se souvint de ce qui était marqué à l'entrée de la ville : 'Bienvenu en Bosnie'. Il regarda autour de lui. Aucune trace de guerre, aucune trace de combat. Seul un café arabe au coin de la rue. En voyant l'horloge accrochée au mur d'un bâtiment, il se souvint qu'il avait un train à prendre.
La gorge serrée et les yeux mouillés, il se rendit à la gare, non loin de chez lui. La seule chose qu'il murmura à cet instant était :
......« C'était comme un souffle de souvenirs.. »

Commentaire de la professeur : -. note : 16/20 par les professeurs, 13,5/20 par les élèves


Je pense qu'avoir une bonne note a un devoir aussi triste et sensible, ça n'est pas justifié. La consigne est bien appliquée, certe, mais cela voudrais dire que les mauvaises choses où les choses qu'on voudrait oublier finissent toujours par donner du bon. La question est :
Faut-il souffrir et écrire sa douleur pour avoir une bonne note ou donner quelque chose de bien ?
Je ne sais plus où j'en suis...

Pix : Ba. By Sangkikoul_

The Cape of the Storms, Hyde.

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 11:23

Modifié le dimanche 28 juin 2009 15:32

Hypnotisé par la nuit, Qui se lève silencieusement à mes côtés. Vide, néant, Un trou brûle à l'intérieur de moi. Prends ma foi et prends ma fierté, Je n'en ai plus besoin.

Hypnotisé par la nuit, Qui se lève silencieusement à mes côtés. Vide, néant, Un trou brûle à l'intérieur de moi. Prends ma foi et prends ma fierté, Je n'en ai plus besoin.
"Tout a un sens, une raison qu'on ignore et qu'on refuse parce qu'on ne veut pas souffrir." ~
Et Monter Lentement dans un Immense Amour... Katherine Pancol.

Suzi a dit : "a trop se donner, on s'abandonne". Je rajouterai juste : "a trop esperer, on desespere"... L'idée de partir, sans un mot, fuguer, en quelque sorte, me vient de plus en plus. J'y pense tout le temps. Economiser et prendre l'avion, faire ma vie loin de cette ville, essayer de survivre dans un autre endroit.. On peut pas etre conditionné a vie ! Je veux m'éloigner d'ici, partir. Je peux pas attendre indefiniement devant la boite aux lettres, en esperant qu'elle me réponde, je peux pas attendre d'avoir la majorité pour partir, il faut que je me libere, prendre mon envole... Croire en chaque instant, ecrire notre histoire, dessiner nos moments, pleurer son absence, crier son nom, murmurer notre titre, rever de se retrouver, me demander ce que fait ma moitié, sentir sa présence. C'est tout ce que je peux faire sans elle. Il me la faut a mes cotés, ensemble, dira-t-on. Parce qu'il n'y a pas un moment où je ne pense pas a elle. Et si je tiens, malgré tous mes problemes, malgré tous cesfis, c'est parce que je veux pas partir sans l'avoir revu, sans etre près d'elle. Je ferais tout pour la revoir. Tout. Je serai capable de tuer, ou meme de crever, tant que c'est pour la voir. Je n'ai plus qu'un reve, un objectif, a present. La retrouver. Ce sera mon seul but. Et apres je m'envolerai pour Hokkaido. Et je mourrai la-bas. Quoi de plus beau que de crever dans cet endroit ? Ce sera la plus belle mort..

'PAS SANS TOI'.

Pix : Ba & Bu - Montage. By Sangkikoul_

From Yesterday, 30 Seconds to Mars.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 12:45

Modifié le mardi 07 juillet 2009 13:10