Lettre de sa victime à son bourreau...
...... J'ai aimé. Et dans un seul regard, j'ai compris. Que c'était toi, mon Amour. Toi. Pour la Vie. Je me suis noyée dans tes magnifiques yeux bleus. Tes cheveux virevoltaient au vent.
...... Je t'aimais. A en crever, à en souffrir. Te voir était devenu un supplice, et ton absence un fardeau. J'ai trouvé à l'ombre de toi un espoir. Je l'ai recueilli et entretenu. Mais, même avec le Temps, il a faibli. Jusqu'à laisser une minuscule étincelle dans mon Coeur.
...... Et mon Ame, Ô mon Ame ! Celle que tant de fois je voulus te donner, celle que tant de fois tu as ouvert puis abîmé ! Cette vérité mensongère que tu m'as laissé apprendre. Ce doute et cette confusion que tu as semé, par tous les moyens à l'intérieur de mon pauvre être.
...... J'ai détesté. Sentir ton regard me transpercer, sentir tes pensées et ta bouche s'entrouvrir pour laisser échapper un souffle maudit et fatal. Je t'ai détesté. A trop t'aimer. A trop souffrir et à espérer. Mais mon Dieu, peut-on être tenter du dégoût et de la maltraitance de son Bourreau ? Par Pitié, j'ai assez donné, j'ai assez subi; j'ai assez espéré...
...... Je te supplie, Ô Fleur du Mal, Déesse envoûtante et libertine, pêcheresse et glaciale comme la bise d'un matin d'Hiver, achève-moi ou dans le pire des cas, soumets-toi.
By Sangkikoul_
