<< Je vois les reflets d'une aurore dont je ne verrai pas ce lever le Soleil. Il ne me reste qu'à m'asseoir au bord de ma fosse. Après quoi, je descendrai, le Crucifix à la main, dans l'éternité. The Time to Say Goodbye.. >>

<< Je vois les reflets d'une aurore dont je ne verrai pas ce lever le Soleil. Il ne me reste qu'à m'asseoir au bord de ma fosse. Après quoi, je descendrai, le Crucifix à la main, dans l'éternité. The Time to Say Goodbye.. >>
J'ai.. Tellement tout perdu. J'arrive plus, j'arrive plus.. A tenir. Dessiner, écrire, tout ça, c'est fini. J'arrête tout. J'ai plus la foi, j'ai plus la force. D'me prendre un retour, et d'continuer de persévérer dans le vide. J'laisse, mes seules passions. Il me reste quoi, moi, finalement ? J'erre dans le Néant sans parvenir à trouver du blanc, parmi le noir qui m'entoure. J'suis.. En plein doute, pourquoi, pourquoi.. J'vais devenir quoi.. J'vais faire quoi, putain, si j'ai rien ? Si j'ai pas une once de talent, si j'ai pas c'qui me retient ? L'intelligence n'est pas. Je ne suis pas. Je ne suis rien. Rien. Rien.. J'ne vis même plus pour les films, tellement ça m'dégoûte de pas m'en sortir. J'me laisse mourir de faim, allez. Mourir de soif, mourir à errer. Cadavre dépouillé. C'est ça. Un fantôme, un esprit. J'peux mourir ? S'il vous plait. J'suis quoi, sans mon air narcissique ? Sans mon rire de merde, sans mes beaux yeux ? J'suis quoi si j'arrête de sourire, si je ne me maquille plus, si j'me mets à poil, j'deviens quoi, si j'suis mise à nue ? Je suis rien ! Rien de rien ! J'ai rien pour moi, j'me plains encore, bordel, j'me plains mais j'suis rien ! J'perds tout, j'perds mon sang, mes mots, mes crayons. Ma façon de voir les choses et mon imagination. Si j'passe sous un camion, est-ce que j'ressemblerai pour une fois à quelque chose ? Si, en vivant, je ressemble à la Mort, est-ce que lorsque j'passerai sur le billard, le rythme cardiaque en chute libre, si j'meurs ce soir, est-ce que j'ressemblerai, pour la première fois, à une femme qui aura vécu ? Est-ce que quelqu'un arrive encore à me lire, à lire mes râles plaintifs, mes esquisses qui n'veulent rien dire ? Est-ce que mes dessins sont encore regardables, ou est-ce qu'ils n'inspirent que mon profond dégoût ? ' Untitled ' qui tourne et j'vis que pour des putains d'souvenirs, pour l'espoir d'arriver à oublier, ou d'surmonter. Y'a qu'ça, qui m'fait tenir, en fait. L'espoir.. Et la Lune est partie, elle. Bordel. J'pleure toute seule, comme une conne. Dans l'noir. Sans personne, simplement les chansons qui défilent. Tristes, biensûr. Mes oreilles ne supportent que le mal. Pittoyable. Tiens, ' Sans Repère '. Papa.. La gorge serrée, maintenant. V'là autre chose. Neuf ans, déjà. Et j'ai jamais rien oublié. Toujours cette même torpeur, lorsque j'croise le regard de mon père. J'peux recommencer ? Allez, si j'peux pas r'faire ma vie, j'refais au moins mon texte.
Donc, bien l'bonjour. Vous lisez ici le texte d'une pute dépressive. Mutilée, en plus. Juste avec les mains souillées de sang. Plaies superficielles, coeur égorgé. Oui, mon coeur a une gorge. Faut bien qu'il en ai une, puisqu'on dit "écouter notre coeur". Si il n'a pas de gorge, il n'a pas de bouche. Logique.
J'recommence. Tiens, nouveau message. Justine qui s'inquiète. J'suis conne. Putain. J'donne pas d'nouvelles, apparement. Et j'suis vraiment trop conne. & Pittoresque, état lamentable. Hé, en plus, Tokio Hotel retentit. Ca m'rappelle.. Ma Choute.. Pas de nouvelles non plus, c'est fou. Le monde est un cercle vicieux. Mais j'me sentait vivre. Elle me manque. Est-ce que j'ai l'droit, d'être déçue par la seule personne pour qui j'donnerai ma vie ? Est-ce qu'elle pense à moi, est-ce qu'elle se souvient de Nous ? J'ose encore le croire. Si j'tiens plus pour eux, j'tiendrai encore pour elle.
En écrivant de la pure merde, j'réussis à écrire un roman. Tss. Ecrire. Si certaines personnes n'ont pas abandonné leur lecture en cours de route, j'voulais vous dire. Ceci est mon dernier texte. Mon dernier article. Et j'suis conne, je sais. Mais c'est la fin. De Moi. De vous, de tous ces surnoms que j'ai. C'est la pure fin de mon existance, à partir de.. Maintenant.
Merci..


Pix : Ba. The Last. By Sangkikoul_
Dernier Sourire, Mylène Farmer.

# Enviado el sábado 15 de diciembre de 2007 10:44

Modificado el sábado 14 de noviembre de 2009 13:31

<< Au royaume des ombres, tu dérives et tu sombres à la brume.. Les détours de la route, passer entre les gouttes.. N'y pensons plus. Les jardins de tes rêves, déchirés sous la grève.. Dis, quand tu reviendras, me feras-tu l'amour ? Au croissant de l'aurore, à la Mort.. Tu es ma Lumière, tu es ma Lumière.. >>"Je ne te dirai rien du silence qui règne sur une nuit sans toi, et rien des lettres de ton nom, leur écho palpitant, dans la bouche fermée. Je ne te dirai rien, attendant simplement que ton ombre s'étire.. Dans la promesse du retour."

<< Au royaume des ombres, tu dérives et tu sombres à la brume.. Les détours de la route, passer entre les gouttes.. N'y pensons plus. Les jardins de tes rêves, déchirés sous la grève.. Dis, quand tu reviendras, me feras-tu l'amour ? Au croissant de l'aurore, à la Mort.. Tu es ma Lumière, tu es ma Lumière.. >>"Je ne te dirai rien du silence qui règne sur une nuit sans toi, et rien des lettres de ton nom, leur écho palpitant, dans la bouche fermée. Je ne te dirai rien, attendant simplement que ton ombre s'étire.. Dans la promesse du retour."
Comment te dire ?


Qu'avec toi, je découvre le monde ? Que j'me sens vivre, que j'n'ai plus l'envie d'm'en aller ? Que j'ne jure que par ton nom, que j'n'espère que par tes prières ? Tu es le lien qui me retiens, ce corps, que je le garde au creux de mes reins ! Que je ne peux vivre un instant sans penser à toi, j'me sens renaître de mon passé affligeant, et dis, dis, c'est quand que l'on se rejoindra ? Pour continuer notre route, après avoir atteint notre port ? Vers quelles contrées, nous en irons nous, quel sera notre sort ? M'accompagneras-tu, toujours main dans la main ? Est-ce qu'il te fait rêver, cet arc-en-ciel qu'on pourra voir demain ? Est-ce que mes rêves sont aussi les tiens ? Allez, me laisses pas attendre, Princesse, tu es la plus tendre des Déesses. Comment je te dirai, moi, que t'aimer n'est plus assez ? Que mon coeur est bombardé, par tous ces mots qui m'font chavirer ? Que mes plaies se referment, grâce à tout cet amour, que tu m'as donné ? Que t'es la plus généreuse des fées, pour m'avoir accordé mon voeu le plus cher, ma Liberté ? Qu'avec toi je suis comme un poisson dans l'océan, ayant simplement tout pour lui ?
Expliques-moi, mon Amour ! Par quels moyens puis-je t'exprimer tous mes sentiments ? Par quels mots, quels gestes, quels esquisses puis-je enfin te dévoiler tout ce que je ressens ? Comment je fais, si rien n'est assez fort ? Pour tout l'Amour que je te porte ? J'pourrais écrire milles textes sans parvenir à m'exprimer, pour te dire toute l'importance que tu as pris, pour te dire que sans toi, je suis finie, pour te dire que grâce à toi, j'ai enfin une vie ?

Comment te dire, mon Ange, Comment te dire.. ?
<< Que moi sans toi, c'est comme un rire, comme un triste navire, qui sait pas où partir ? >>


Je t'aime.
Est-ce que ça te sufit.. ?


Pix : Coucher du Soleil. By Sangkikoul_

Petit Prince, Saez.

# Enviado el lunes 11 de febrero de 2008 11:44

Modificado el lunes 23 de noviembre de 2009 08:31

Le 10 Octobre 2009, assises sur le port, à écouter Saez, nous parlions d'un phare, là, face à la mer.Mathilde : - T'as vu le phare, là-bas, il est pas allumé. Est-ce que tu crois que ce soir, il pourra nous guider.. ? Justine-Lucie : - Tout à l'heure, au café, j'ai levé la tête, et il l'était. Une jolie lueur jaune, qu'on pourrait même jusqu'à elle, tendre nos paumes. Alors ce soir, il le pourra. Oui, je suis sûre qu'il le sera.Mathilde : - Sûr, alors, lorsque l'on passera sur le port, je le regarderai, et je penserai à toi. Justine-Lucie : - Merci. J'y penserai aussi face à la lumière de mes... LAMPADAIRES x] ♥Mathilde : - :)

 Le 10 Octobre 2009, assises sur le port, à écouter Saez, nous parlions d'un phare, là, face à la mer.Mathilde : - T'as vu le phare, là-bas, il est pas allumé. Est-ce que tu crois que ce soir, il pourra nous guider.. ? Justine-Lucie : - Tout à l'heure, au café, j'ai levé la tête, et il l'était. Une jolie lueur jaune, qu'on pourrait même jusqu'à elle, tendre nos paumes. Alors ce soir, il le pourra. Oui, je suis sûre qu'il le sera.Mathilde : - Sûr, alors, lorsque l'on passera sur le port, je le regarderai, et je penserai à toi. Justine-Lucie : - Merci. J'y penserai aussi face à la lumière de mes... LAMPADAIRES x] ♥Mathilde : - :)
<< Là, où la raison n'existe pas, nous, anges pleins d'espoir, construirons notre propre chemin avec ambition. >>
"Et j'prie, pour que mon corps ne s'arrête pas, pour continuer d'courir à tes côtés, j'prie, pour que la fée que tu es ne me laisse jamais tomber."



..........Allongée sur le lit, j'écris.
Dehors, le ciel est dominé de gris. Pas d'oiseau, simplement de la pluie. Le chauffage allumé, c'est qu'il fait chaud, ici.
En bas, j'entends le brouhaha de la télévision, le repas est à la cuisson. Mon père aux fourneaux, ma belle-mère à ses corrections, ma petite soeur joue, son jeu d'animaux, j'écoute l'agitation que lui procure le son. Et moi, je suis là. J'écris, je pense. Des morceaux de souvenirs qui s'entrechoquent, l'image d'un train, de son visage de plus en plus lointain. J'voudrais crier, désir enfantin. J'suis paumée.
J'devrais.. J'devrais descendre, aller les aider, faire mes devoirs, j'sais pas, j'devrais bouger. Mais j'suis là, plume à la main, à méditer. A l'après-demain, quand j'reverrai ma fée.
C'est horrible, j'n'attends que ça. Alors que j'suis censée profiter, j'me réjouis même pas. C'est toujours pas l'éclate, entre nous, toujours ce même silence. Comme si j'me prenais une claque, à chaque fois que je crois qu'on avance. Alors qu'il ne me regarde pas dans les yeux, j'devrais lui balancer des aveux. Bordel, c'est à lui d'parler, c'est plus un jeu !
J'me morfond, état pittoresque, j'ai la gueule d'un cadavre, et j'crois toujours aux promesses. J'voudrais arrêter d'm'acharner sur des faits qui n'changeront jamais. J'voudrais qu'on m'dise, une bonne fois pour toutes, que j'n'ai rien fais. Que je n'suis pas dépendante, que j'ai le droit d'aimer. De rêver, d'oublier, et putain, qu'on m'laisse recommencer.
Je crois, qu'il ne me reste plus que la foi, et le désir. Sans courage, sans force, sans fierté. Et pourtant, toujours prête à m'relever. J'suis une Warrior, mais encore ? Une fille déboussolée, avec l'envie d'avancer. Et folle, en plus, d'un ange qui raffistole. Mes plaies, à coups de langue et d'amour qui m'font décoller. Septième ciel, arc~en~ciel, c'est bien plus encore. Avec elle, chaque chose vaut de l'or.


So.. I'll just light Her way.

BA_


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


..........2 h 56.
Un trajet, sûrement le plus long de ma vie. Et sur le quai de l'arrivée... Ma princesse, ma petite fée. Enfin. Le temps est tellement long. J'voudrais l'accélérer, puis l'arrêter lorsque je serai dans ses bras.
Métamorphosée. Par l'amour. Folle alliée. Un peu plus tous les jours. Aimer c'est bien difficile, mais là, c'est d'une simplicité.. Bientôt le phare, lumière de ma Destinée. Et enfin, nous prendrons la route, main dans la main, sur ce chemin qui nous mène à demain, atteindre le toboggan avec la plus belle, grimper sur l'arc~en~ciel... de la Volupté.


<< I'm here for you, little Angel. >>

BA_


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


..........Intoxiquée par un trop plein de Bonheur...
Les bras baissés, le dos courbé, la tête tournée. J'efface les plaies du temps. Je remue l'eau. Le bruit du vent. J'tente une dernière échappée. Noyée par la Naïveté. J'défie ma névrosité. Enfant perdue, j'ressors jamais intact. Effilochée. Est ma vie, putain de chemin inabouti.
J'recommence. Ma destinée nouvelle qui promet d'm'emmener loin. On y croit ? Rien est incertain. Griller, les feux rouges du Destin. On fonce. Et toujours, main dans la main.
J'continue. J'dramatise pour rien. Elan de sentiments, envolée d'anges sur l'toboggan.
Dernier Round. The Last Day. L'enfer sur Terre.
- REALITE. -


G a m e o v e r . . . . . . . . . .

BA_


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


..........Ivresse Infinie.
J'bois. J'bois et j'me saoule. A coups d'envie. D'amour et d'ange de ma vie.
J'croirais rêver. Les yeux ouverts, pourtant, les paupières fermées. J'voudrais crier. Jouir, toujours enlacée. A sa main, sa bouche, son corps, ma fierté. J'prie. Garder le cap, en tête, le bout de la Nuit. Le temps après Tempête. On a..


..Quitté le quai...

BA_

Pix : Arc~en~Ciel avec Juh.
By Sangkikoul
_
Il y a Ton Sourire - Piano Version, Saez.

# Enviado el sábado 15 de diciembre de 2007 12:04

Modificado el viernes 13 de noviembre de 2009 06:47

Il n'y a donc que la Mort et le Crime, pour Eux ? Comment se venger, comment blesser sans commettre un meurtre ? Ils ne savent donc pas qu'en touchant aux sentiments on ôte toute vie psychologique sans briser l'aspect physique ? TSS_ Leur ignorance est tellement grande que ça en devient dégoutant.

Il n'y a donc que la Mort et le Crime, pour Eux ? Comment se venger, comment blesser sans commettre un meurtre ? Ils ne savent donc pas qu'en touchant aux sentiments on ôte toute vie psychologique sans briser l'aspect physique ? TSS_ Leur ignorance est tellement grande que ça en devient dégoutant.
__________________________
DATE = 23 Octobre 2009.
CAUSE = T.S........
__________________________

" En enjambant la barre qui la séparait du vide, elle ne pleurait pas. Pas l'ombre d'un tremblement. Elle était vide. Elle n'attendait vraisemblablement plus rien de sa vie. Elle ne s'est pas posée la question.
Elle a sauté " ___





THE ONLY ONE .




Her Kiss
Her Smile
Her Parfum

Pix : Ba. By Sangkikoul_
Only One, Yellow Card.

# Enviado el lunes 11 de febrero de 2008 09:31

Modificado el viernes 23 de octubre de 2009 04:23

Une Rencontre. Je suis pour plus que contre contre moi, toi, me lover dans tes bras, t'embrasser, s'embraser, brasser des mots et des baisers, les cultiver les voir grandir encore et dire alors dans un soupir, que ce sera le plus beau des souvenirs, tout ça c'est qu'une rencontre, juste deux personnes au coeur qui sonne aux yeux qui brillent, pétillent, qui s'étonnent d'être là et de se suffir sans trop se soucier de l'avenir de ce qui va venir, de ce qui va suivre et continuer, ça continue. Une rencontre qui ne s'arrête plus, une rencontre qui ne s'arrête plus, ma, ma, ta, notre rencontre, tout contre toi le temps s'écoule entre mes doigts et ça fait rien car plus j'y pense plus je me souviens, et ça fait rien et ça fait tout. Tout contre moi au creux de mon cou, court un baiser, le tout premier de ce qui compte comme dans les contes, les contes de fées et si je fais le compte de notre rencontre 1 plus 1 qu'est-ce que çà fait, une rencontre, je suis pour plus que contre contre toi, me lover dans tes bras, t'embrasser, s'embrasser, brasser des mots et des baisers, les cultiver, les voir grandir, grandir encore et dire alors dans un soupir et que ce sera le plus beau des souvenirs..

Une Rencontre. Je suis pour plus que contre contre moi, toi, me lover dans tes bras, t'embrasser, s'embraser, brasser des mots et des baisers, les cultiver les voir grandir encore et dire alors dans un soupir, que ce sera le plus beau des souvenirs, tout ça c'est qu'une rencontre, juste deux personnes au coeur qui sonne aux yeux qui brillent, pétillent, qui s'étonnent d'être là et de se suffir sans trop se soucier de l'avenir de ce qui va venir, de ce qui va suivre et continuer, ça continue. Une rencontre qui ne s'arrête plus, une rencontre qui ne s'arrête plus, ma, ma, ta, notre rencontre, tout contre toi le temps s'écoule entre mes doigts et ça fait rien car plus j'y pense plus je me souviens, et ça fait rien et ça fait tout. Tout contre moi au creux de mon cou, court un baiser, le tout premier de ce qui compte comme dans les contes, les contes de fées et si je fais le compte de notre rencontre 1 plus 1 qu'est-ce que çà fait, une rencontre, je suis pour plus que contre contre toi, me lover dans tes bras, t'embrasser, s'embrasser, brasser des mots et des baisers, les cultiver, les voir grandir, grandir encore et dire alors dans un soupir et que ce sera le plus beau des souvenirs..
J'entends.. Le tourbillons, le vent qui frémit, dans mon oreille.. J'regarde à travers l'eau, reflet d'l'amer, le phare, notre lumière. Peut-etre gobé un peu trop d'cachets, t'sais, j'rêve les yeux ouverts. En réalité j'tremble, peur, angoisse de te voir disparaitre. Peur d'une erreur, d'cet événement qui t'a jeté dans ta torpeur. J'brise le silence petite fée, j't'emmène bientot pour une longue traversée. A deux, dans tes bras, ne formant qu'un, ange, tu sais, toi & moi main dans la main. Tripes rejetées du bout des lèvres j'écoute chaque morceau, chaque paroles d'tes chansons, pas éphémère, j'veux r'trouver ce gout d'me sentir légère.. Corps contre le tiens, fais moi chavirer, j'veux pas qu'tu sois trop loin. J'casse ce fardot, qu'on l'porte à deux, t'renferme pas sur tes maux, avec ma bouche, j'ferai d'mon mieux, pour panser tes cicatrices, pour panser bobos infectueux. J'recrache, dégout et haine, j'garde l'amour et l'sentiment d'etre reine, pas d'compassion, pour moi, la pitié, s'pas avec ça que nous amarrerons sur un autre quai, à babord à tribord, peu importe, là où on s'f'ra pas niquer, j't'emmène, trésor, j'te vole et j'te céderai jamais, joyaux d'la vie, j'te cacherai, pour pas qu'un être démesuré, aurait eu l'idée d't'embarquer. Tu m'appartiens, je t'appartiens, ils n'ont pas l'droit, putain ! J'suis là, à distance, et j'suis coincée ici, t'es trop loin, t'es affreusement loin, reviens, brises ce fossé qui m'rend dingue, dingue de toi, p'tite fée, folle à crever. Plus qu'une quinzaine de jours, surement un peu moins, j'veux prendre l'train, t'retrouver en forme, te sentir contre moi, effacer avec la gomme, tout c'qui aurait pu causer ton désarroi. J't'emmène avec moi, là, sur l'arc-en-ciel, lumière du soleil, du phare, la flamme de tes yeux, bleus, la mer, l'océan, bientot d'l'autre coté princesse décolorée, j'te ramène un bout d'bonheur, manges-le sans modération, t'as l'droit, gaves toi, moi j'serai toujours là pour toi.

AVOIR TOUJOURS EN TETE L'IMAGE DE L'HORIZON, DE LA RIVE OPPOSEE.
BE BRAVE, LITTLE ANGEL.



Pix : Juh' & Ba. By Morty_
Baudelaire, Saez.

# Enviado el sábado 02 de febrero de 2008 13:46

Modificado el sábado 07 de noviembre de 2009 05:04

'It's Better To Burnout Than To Fade Away' ~ "Je crois tellement en l'indifférence du monde que si un chien suivait mon corbillard je penserais que c'est dans l'espoir qu'il en tombe un os..." ~

'It's Better To Burnout Than To Fade Away' ~ "Je crois tellement en l'indifférence du monde que si un chien suivait mon corbillard je penserais que c'est dans l'espoir qu'il en tombe un os..." ~
"L'année numéro 9 .
Le crime parfait, sans corps. Pas un mobile.
<< Ca ne vous fait rien, j'espère. >> Cette phrase raisonne. Comme si c'était la fin. Ou plutôt, le début de ma Mort. Ils n'avaient pas de soupçons, nous étions des "jouets". C'est ça, nous étions leur jouet, leur loisir. Alors, ils pensaient qu'un jouet n'a pas d'âme ni de vie, n'éprouve rien et ne pense rien.
Mais biensûr qu'une poupée ressent les choses, elle vit et elle souffre, devant leur ignorance et devant cette annonce tellement horrible, elle hurle et elle pleure, à l'intérieur de son corps de porcelaine, elle est déchirée, mutilée, petite fille défigurée !
Elle ne le sait pas, cet Enfer qui la rongera peu à peu, elle ne le découvrira que trop tard. Neuf années se sont écoulées, et, bien que sa naïveté lui fermait les yeux, elle a su. Inconsciemment son corps ne la suivait plus, jusqu'à ce qu'elle se retourne et que tout remonte. Les souvenirs sagitaient, des cris et des larmes la brûlaient, elle se souvenait, elle se rappelait ! Et, c'est neuf ans plus tard, l'année royale, le presque crime resurgit. En toute immensité.
<< On s'en veut, on prie pour se faire pardonner pour quelque chose que l'on a pas fait, par peur que les criminels hantent notre pauvre cervelle, qu'ils nous bouffent jusqu'au plus petit bout de pureté, et nous refusons d'être souillé, alors nous prions, prions pour encore un peu de naïveté. >>
"



23 octobre 1993.
17 septembre 2001.
30 Novembre 2005
13 juin 2008.
12/13 aout 2008.
27 Mars 2009.
23 Octobre 2009.


"J'deviens comme Elle. La fille qui est attirée par la seule personne insaisiçable et qui espere mais qui se goure, qui pense qu'elle l'aura un jour alors qu'enfaite, l'autre ne veut pas d'elle. Celle qui croit qu'en esperant, tout va arriver, puis elle finit par desesperer comme on attend la mort avec impatience ou alors le retour de quelqu'un. L'amour détruit tout enfaite, ne laisse que ravage sur son passage et finit sa course dans d'autres coeurs noyés sous la douleur et la souffrance. Oai, j'suis cette fille, qui ne ressemble pas a ce qu'elle laisse apparaitre, qui se fait taquiner et qui cede au final a l'envie parce que de toute façon elle ne peut plus rien faire a part crever ou mourir dans la douleur. Quoi de pire que ça.. ? Quoi de pire que l'attente.. ?
y'a pas que toi qu'il aura jusqu'a la fin.
Il me pousse a bout de jour en jour. La ce n'est que le poing, la prochaine sera la tete et ensuite mon poignet qui a deja souffert, ensuite j'attaquerai le ventre et j'finirai par m'achever parce que ce destin, ce putain de destin a tout fait pour que j'en arrive la. Mes prieres elles ont jamais rien donné. J'la reverrai jamais Bu, meme si je veux pas y croire. Jamais. J'aurai jamais une famille unie aussi, ni Elle, ni toutes ces choses que les enfants veulent et que leurs parents leur offre toujours. Moi, j'aurai jamais un peu de chaleur humaine, celle qui nous apaise et qu'on aime tant recevoir chaque jour...
"



Ces dates raisonnent dans ma tete comme une cloche, ça n'en finit plus. Les seuls moments de lucidité que la vie m'accorde, ce sont les soirs de Last Quarter. C'est à ce moment là que je la sens plus proche. C'est au Last Quarter que tout a commencé... Et c'est au Last Quarter que tout se terminera. Parce qu'un autre cycle sans elle, ce n'est plus possible. Je verrai alors défiler ma vie sous mes yeux, et je réaliserai peut-etre. Merci d'etre là, seuls les essentiels comptent vraiment. Aujourd'hui, les meilleurs, je les vois tous. Parce qu'aujourd'hui, c'est mon jour. Et que personne ne me le gachera.



Ils m'ont offert le plus beau cadeau. Je ne pourrais l'oublier, ça m'a vraiment touché. J'crois que j'ai retenu mes larmes pour ne pas être ridicule. Mais ça m'a fait tellement du bien...
Lassy, Suzi, Claro, Margie, Félix, Vivi, et tous les autres, je vous remercie, du fond du coeur.



Ces dates sont des plaies qui resteront ouvertes a jamais.



Pix : Ba. By Sangkikoul_

Here Without You, 3 Doors Down.

# Enviado el domingo 04 de diciembre de 2005 10:08

Modificado el martes 24 de noviembre de 2009 10:57

Ma vie est un brouillon, où les taches et les ratures sont du feutre indélibile, où le papier est de la pierre, où les souvenirs sont gravés dedans, les bons comme les pires. J'arrive à ne rien effacer, j'ai beau graver d'autres choses nouvelles, les anciennes finissent toujours par réaparaitre.

Ma vie est un brouillon, où les taches et les ratures sont du feutre indélibile, où le papier est de la pierre, où les souvenirs sont gravés dedans, les bons comme les pires. J'arrive à ne rien effacer, j'ai beau graver d'autres choses nouvelles, les anciennes finissent toujours par réaparaitre.
"'Parait que l'Amour est la meilleure, mais aussi la pire des choses qui peut nous arriver." Margi.
"Un jour, la mer aura emporté tout le sable de cette plage, les océans s'assécheront et le soleil s'éteindra. Mais quand ce jour viendra, Je t'aimerai encore." L.S

"Je suis un poète romantique suicidaire raté et inutile." Ba_


" En essayant de prendre du recul, j'ai pensé a mon enfance. Je ne me suis jamais plainte. Jamais.
Je n'avais pas beaucoup d'amis a l'époque. Je crois meme que j'en avais pas du tout. Je me les créais ces amis. Dans ma tete. Je leur parlais, ils me comprenais. Je ne dormais pas non plus. Je ne faisais que des mauvais rêves, des cauchemars. Je pleurais la nuit, ma mere me manquait. Et puis en grandissant, j'ai compris qu'elle nous avait raconté que de la merde. C'était du pur lavage de cerveau. On était petit et con. On ne savais pas. Le psy m'a traumatisé, d'où la peur de parler. Ses paroles qu'il prononcait, ses questions horribles, tout ça j'oublie pas. J'y arrive pas. Pour mon anniversaire ou pour Noel, je n'es jamais eu plus de quatres cadeaux. Je ne me plaignais pas, parce que je savais que mes parents ne sont pas riche. Je suis déja un obstacle dans leur vie. Je suis une erreur de la nature. Ils n'ont pas fait expres de m'avoir. Quand je fais une bétise ou quelque chose de pas bien, ils me le rapelle. Et ça fait mal. Elle a dit que c'était la grande 'mode' d'etre bisexuelle. Elle ne m'a meme pas cru. Alors oui, certains penseront que c'est une mode. Moi je crois définitivement que ce n'est pas un crime d'aimer les deux sexes. Suzi a raison, quand on est bi, la seule chose qui change, c'est la façon de faire l'amour. Pendant neuf années je ne me suis pas assumée. J'ouvre les yeux grace a mon entourage. Meme si certaines ne sont pas là pour moi, j'en aurais toujours qui m'aideront. Ceux sont les vrais. Les purs, les meilleurs. Ils sont ma famille, j'arrive a continuer avec eux.
Pendant tout ce temps, je ne me suis pas plainte. Je gardais tout ça pour moi, je me défoulais sur moi, je prenais tout sur moi. Je crois que c'est cette putain de fierté qui m'a empeché. Mais aujourd'hui, maintenant que j'ai perdue ma moitié, maintenant que je sais que celle que j'aime ne m'aimera jamais, j'ai l'impression de me plaindre, je fais que ça. Et tout le monde me le dit. Je suis désolée. Pardonnez-moi de me plaindre, pardonnez-moi d'essayer de dire, pardonnez-moi d'etre naive et lourde. Pardonnez mes erreurs, mon passé. Pardonnez ma vie.
Ce qui reste de ma vie sont des lambeaux de souvenirs, des morceaux de rêves brisés par la réalité. Je vis angoissée depuis peu. Telle une gamine pourrie gatée, je ne veux pas qu'elle m'oublie, je ne veux pas la perdre. Et puis mes vrais amis sont là, mais quelques fois, je sais qu'ils ne comprennent pas. Personne ne me comprend réellement.
La vie me perturbe, j'en ai marre des cours et du lycée. Pourtant, j'avais hate d'y etre, et de penser que j'avais grandi. Mais je me retrouve nez a nez avec la réalité. Le lycée n'est pas fait pour moi, moi, je ne peux vivre que dans mon monde, c'est tout. Ils sont tous bien trop matures. Et puis ma classe, je ne peux meme pas me la voir. Ils me dégoutent. Margie est là, Virginie aussi. Mais les autres sont horrible, ils me donnent envie de vomir. Tous ces efforts que je fais, je les vois detruis par mon entourage. Mais elle me manque. Ma moitié n'est pas la, et ne comprend pas que j'ai besoin d'elle. Quelle vie de merde... Le silence me tue, le bruit me fatigue. La musique me fais vivre, nos chansons aussi. Suzi m'a dit que j'avais une raison de vivre : mon futur métier. C'est peut-etre vrai. Je suis ambitieuse. Trop. Et mon mon courage ne dépasse pas la barre du zéro. Alors, oui, je voudrais vivre pour quelque chose. Mais ce que je veux est toujours impossible. Je voudrais revoir Atila, mais il est déja parti, Je voudrais revoir Bu, mais on est bien trop loin l'une de l'autre, j'attendrai d'etre assez grande pour aller la retrouver. Et je voudrais travailler dans le cinema. Tout ça, je sais que c'est impossible. Je sais déja comment je vais mourir, mais la question est quand ? Et puis je me dis aussi que le bonheur n'existe plus. Depuis presque 9 ans. Parce que ce jour là, ma vie a sombré.
"


.MATHILDE - BA - SANGKIKOUL - USELESS-FLOTSAM - 16 ANS - NAIVE - HEUREUSE.


Telle la Lune qui semble s'effriter peu à peu,

Je me laisse ronger par la pénombre

De mes lèvres qui blémissent...

Que Chanter,

Que Prier ?

Maintenant que je t'ai perdu,

Mon Soleil...

Extrait de 'Last Quarter', Evil Eye.


#____#
Pix : Ba. By Sangkikoul_
Boston, Augustana.

# Enviado el lunes 29 de septiembre de 2008 08:23

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 05:18

Tout en la serrant contre moi je me mis à fredonner à l'oreille une chanson douce. Je sentais ses bras se resserrer autour de mon dos. Je compris alors, dans un moment de faiblesse, que son âme était celle d'un enfant meurtri, une petite fille douce et fragile qui se cachait au plus profond d'elle-même. Ses sanglots et ses pleurs s'arrêtèrent lentement, mais sûrement. C'était si beau. A cette seconde j'ai su. Plus jamais, oh non plus jamais je ne la laisserai retomber. Je la soutiendrai, je la rattraperai. Lorsque ses souillures ressortaient elle se lavait, par peur qu'on les remarque. L'alcool a triché ce soir là. Elle n'était plus maîtresse de son corps et sa tête vagabondait comme un ballon qui cherchait le filet. Elle ne tenait plus qu'à un fil, je crois que cette fierté qu'elle a accumulée nuisait à sa liberté. Plutôt que de relever la tête elle se cachait, la honte plus grande que ses écorchures encore, et par lâcheté elle se mentait, elle n'aurait pas dû, mais en en murmurant cette chanson, la tempête qui l'agitait s'en est allée. Le calme redevenu pesant, elle laissait échapper un petit spasme d'enfant déchue, l'enfant brisé. La musique que je fredonnais ne s'arrêtait pas, j'avais peur qu'elle retombe, je la maintenais comme je pouvais, j'ai pensé que cette naïveté la calmerait et s'était si enfantin, jamais elle n'avait osé découvrir son âme d'enfant, jamais je ne la vis si vulnérable. Un ange, Margot, c'était un ange qui se relevait pour s'envoler de nouveau. Un ange reprenant son voyage. Et l'alcool ni la douleur ne pouvaient plus rien, elle avait vaincu les démons ce soir, elle avait luttait et la chanson l'a submergé, jusqu'à ce que sa force redevienne lueur d'espoir. C'était une battante, et cette promesse que je me suis faite, là, dans ses bras, fredonnant un air d'enfance, je la tiendrai, je la tiendrai jusqu'à ma mort.

Tout en la serrant contre moi je me mis à fredonner à l’oreille une chanson douce. Je sentais ses bras se resserrer autour de mon dos. Je compris alors, dans un moment de faiblesse, que son âme était celle d’un enfant meurtri, une petite fille douce et fragile qui se cachait au plus profond d’elle-même. Ses sanglots et ses pleurs s’arrêtèrent lentement, mais sûrement. C’était si beau. A cette seconde j’ai su. Plus jamais, oh non plus jamais je ne la laisserai retomber. Je la soutiendrai, je la rattraperai. Lorsque ses souillures ressortaient elle se lavait, par peur qu’on les remarque. L’alcool a triché ce soir là. Elle n’était plus maîtresse de son corps et sa tête vagabondait comme un ballon qui cherchait le filet. Elle ne tenait plus qu’à un fil, je crois que cette fierté qu’elle a accumulée nuisait à sa liberté. Plutôt que de relever la tête elle se cachait, la honte plus grande que ses écorchures encore, et par lâcheté elle se mentait, elle n’aurait pas dû, mais en en murmurant cette chanson, la tempête qui l’agitait s’en est allée. Le calme redevenu pesant, elle laissait échapper un petit spasme d’enfant déchue, l’enfant brisé. La musique que je fredonnais ne s’arrêtait pas, j’avais peur qu’elle retombe, je la maintenais comme je pouvais, j’ai pensé que cette naïveté la calmerait et s’était si enfantin, jamais elle n’avait osé découvrir son âme d’enfant, jamais je ne la vis si vulnérable. Un ange, Margot, c’était un ange qui se relevait pour s’envoler de nouveau. Un ange reprenant son voyage. Et l’alcool ni la douleur ne pouvaient plus rien, elle avait vaincu les démons ce soir, elle avait luttait et la chanson l’a submergé, jusqu’à ce que sa force redevienne lueur d’espoir. C’était une battante, et cette promesse que je me suis faite, là, dans ses bras, fredonnant un air d’enfance, je la tiendrai, je la tiendrai jusqu’à ma mort.
Et je pourrais dormir pour toujours,
Mais c'est d'elle que je rêve
Si je pouvais dormir pour toujours
Je pourrais tout oublier...

"Et pour tous ces mots qui blessent,
Il y a ceux qui nous caressent,
Qui illuminent, qui touchent l'Infini
Même si le Néant existe
Pour une fraction de cette vie, nous..
Donnerions n'importe quoi, n'importe quand."


"Quelle solitude de mourir sans certitude d'être au moins une particule de Vie, un point minuscule utile à quelqu'un.
Quelle solitude d'ignorer ce que les yeux ne peuvent pas voir - Le monde adulte, isolé, un monde abrupt.
Quelle solitude de se dire que la morsure du temps n'est rien. Le rêve est bulle de vie, un bien majuscule utile au chagrin."





Finalement, la vie et la mort ne sont que la conséquence d'une construction bien ou mal bâtie. Vivre, mourir : ce ne sont que des conséquences de ce qu'on a construit. Ce qui compte, c'est de bien construire. Ce qui compte, c'est ce qu'on fait au moment où on meurt.
Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c'est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d'éternité.
Le Futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets de vivants. Et si, dans notre univers, il existe la possibilité de devenir ce qu'on n'est pas encore... Est-ce que je saurai la saisir et faire de ma vie un autre jardin que celui de mes pères ?








<< Au fond, nous sommes programmés pour croire à ce qui n'existe pas, parce que nous sommes des êtres vivants qui ne veulent pas souffrir. Alors nous dépensons toutes nos forces à nous convaincre qu'il y a des choses qui en valent la peine et que c'est pour ça que la vie a un sens. >>








Pix : Miss Sans Médiator & Ba
- Concert de fin d'année. By someone
_
Runaway, The Corrs.

# Enviado el viernes 14 de marzo de 2008 10:13

Modificado el domingo 04 de octubre de 2009 05:32

Justine-Lucie Bricot~ J'attend l'iceberg qui m'fera chavirer. J'attend mes canines arrachées, et ma langue stalagtisée. J'attend de trébucher dans la poussière, et d'm'oublier jusqu'à ma mise en bière. Mathilde Baron~ N'attends pas, non, n'attends pas, le déclin t'user, le courant t'emporter, n'attends pas la marée, pour te faire dériver, n'attends pas le froid, pour t'empecher d'avancer..Justine-Lucie Bricot~ La marée reste basse, t'inquiètes, j'me débats sans la houle. J'bouffe du sable et j'tape du poing sur les rochers. Ici, j te raconte l'histoire de la gamine gâtée. J'ai volé de l'amour, j'finirai par le régurgiter.Mathilde Baron~ Gardes, gardes cet amour, tu l'as pas volé, non, non, il t'a été donné. C'n'est pas un pêché, l'amour, juste un peu de cruauté.Justine-Lucie Bricot~ J'suis pas de celles qui y croit, pas de celles qui s'laissent décadenasser. Y'a des mots que j'peux même pas articuler, de celui-ci, j'garde que la cruauté.Mathilde Baron~ Amour et cruauté mauvais mélange, affreux mensonge, mais ça nous est destiné, alors, prends cet amour, et régurgites la cruauté.

Justine-Lucie Bricot~ J'attend l'iceberg qui m'fera chavirer. J'attend mes canines arrachées, et ma langue stalagtisée. J'attend de trébucher dans la poussière, et d'm'oublier jusqu'à ma mise en bière. Mathilde Baron~ N'attends pas, non, n'attends pas, le déclin t'user, le courant t'emporter, n'attends pas la marée, pour te faire dériver, n'attends pas le froid, pour t'empecher d'avancer..Justine-Lucie Bricot~ La marée reste basse, t'inquiètes, j'me débats sans la houle. J'bouffe du sable et j'tape du poing sur les rochers. Ici, j te raconte l'histoire de la gamine gâtée. J'ai volé de l'amour, j'finirai par le régurgiter.Mathilde Baron~ Gardes, gardes cet amour, tu l'as pas volé, non, non, il t'a été donné. C'n'est pas un pêché, l'amour, juste un peu de cruauté.Justine-Lucie Bricot~ J'suis pas de celles qui y croit, pas de celles qui s'laissent décadenasser. Y'a des mots que j'peux même pas articuler, de celui-ci, j'garde que la cruauté.Mathilde Baron~ Amour et cruauté mauvais mélange, affreux mensonge, mais ça nous est destiné, alors, prends cet amour, et régurgites la cruauté.
Mathilde Baron ~ On fait avec les moyens du bord, oai. Et même si on manque de nécessaire, on fait l'tri, on prend dans la chair. On n'peut pas oublier, on n'peut pas r'commencer. Ni appuyer sur Reset. Mais en utilisant les moyens du bord, on peut faire en sorte de continuer. Et de ne plus s'arreter. - Avancer - \. . ./

Justine-Lucie Bricot aime ça.

Mathilde Baron ~ :)

Justine-Lucie Bricot ~ On fait avec les moyens du bord, histoire de pas risquer le naufrage. On tangue à tribord ou bâbord, alors qu'avant on s'illusionnait aux phares, à la nage.
Maintenant, on peut même apercevoir l'horizon, derrière la voile. Les contours des falaises, pigmentés d'étoiles.

(oui-oui, c'est dimanche, et j'ai aucune inspiration. On oublie.)

Mathilde Baron ~ *-* On oublie pas, non. C'est beau.

Justine-Lucie Bricot ~ Tss.
J'ai beau agripper le gouvernail, j'finis toujours par vider mes entrailles. J'expire, au lieu de me laisser inspirer. Je jette des mots dans le ciel, pour les faire bouffer aux fusées. Des appels de détresse, qui pétillent dans les cieux.
Si j'attrape quelques rimes dans mes filets, c'est pour mieux les triturer. Les user, pour, à la résignation, les condamner.

Mathilde Baron ~ On fait une battle ? :)
Mais j'ai pas les mots, là tout d'suite maint'nant. J'bafouille quelques phrases au fond d'ma bouche, j'les ravalent et ils s'engouffrent, ils écorchent alors les parois d'mon ventre, liant ma langue et mes boyaux, ils se jettent en lambeaux, l'acide les rongeant & attaquant ma peau. J'crirai pas, aujourd'hui, mes cordes vocales ont été trop brulées par mes maux, l'inspiration me fait mal, et je n'tiens plus l'expiration, expiration, expiration.. Me consumme à petit feu, pétage de plomb oblige j'suis passée par dessus bord, le bateau tanguait trop et à force on fini par sombrer, on était proche du port, pourtant, on était presque à quai, mais j'ai pas vu les rochers en lame de rasoir au pied d'la falaise, le phare était cassé on y voyait que dalle, et puis on fonce, on fonce pour trouver rivage mais.. On r'garde pas devant on r'garde notre bonne étoile, celle qui est censée briller pour nous et on a pas vu, non pas vu la tornade..

Justine-Lucie Bricot ~ Avec plaisir ;].
J'suis la fille des mathématiques, gamine-calculatrice. Le lyrisme n'est qu'une feinte, les rimes m'éreintent. Ma boussole cousue dans l'encéphale, et entre les phalanges, les cartes qui s'empalent. J'traçais mes trajectoires, dans l'opaque reflet du miroir, j'voulais traverser la paroi, avec pertes et fracas. J'imaginais déjà, les lèvres rouges de mes gencives défoncées. L'émail ponctué de verre, les mains argentées. J'serais arriver chez les joyeux, avec ces éclats dans mes yeux. Et j'aurais continuer, t'sais, à planquer dans ma gorge, des fioles. Des liquides asphyxiant celui lacrymal, de l'eau-de-feu pour obstruer mes râles. J'aurai enchanté les passants avec mes complaintes de torturée, on m'aurait plainte et ça m'aurait bien fait rigolé.
Mais, j'sais pas, un matin d'été, j'me suis planté mon compas dans les iris, avec sincérité, sans déconner, fini de faire l'actrice. J'ai laissé tomber mon masque, et j'ai sauté dans un radeau. Plus peur, même pas peur, de tomber à l'eau. Et pourtant, j'me retrouve aujourd'hui, à quelques mètres de toi, emmitouflée dans la nuit. Qui m'protège même pas, si tu savais comme j'ai froid. J'ai perdu ma localisation et ma raison.

Justine-Lucie Bricot ~ Et comme tu l'as raconté, moi, j'étais dans une cage en train d'hurler, j'ai pas vu la tornade m'aspirer. Et j'ai dû arraché mes paupières pour leur plaire. J'ai contemplé le désastre, mes os sur la plage, d'la chair qui transpirait de rage. J'ai observé ma carcasse se déliter, et aujourd'hui, j'parviens même pas à regretter. Faut payer nos erreurs, noyée(s) dans la torpeur.
Et si demain, le cargo est à quai, si demain, il nous prend encore la folie d'nous barrer ? On s'engouffre au hasard dans les écueils, on tend un ½il.. ? Un sur l'horizon et un sur le port ? Est-ce qu'on nous suppliera, est-ce que quand on rentrera, ils seront morts ?
Tu sais, ceux qui se fossiliser en béquilles, pour nous rendre jolies. Ceux qui nous tendaient leurs poignets quand on coupait nos veines, ceux qui nous fendaient les joues, quand nos âmes erraient en peine..

Mathilde Baron ~ OO' Dur de te suivre !
Mais.. J'suis la fille du Français, de la tragédie et des pensées. J'me morfond au fond d'la cale, j'vois l'monde en décoloré. J'pries vagement à c'qu'un souffle me ramène, j'me martèle la tête à coup de souvenirs profanés. J'ferme pas les yeux, meme si j'vois plus la réalité. J'me découpe les paupières, pour m'convaincre de mes pechés. J'hurle à la mort, c'est qu'ça fait un mal de chien, de voir tant de beauté s'évader. Ton radeau est usée, poupée, le bois rongés par les termites. On va couler, j'te le dis, on arrivera pas à s'en aller. Retour à la case départ, le niveau d'eau a augmenté. J'sais pas nager, bordel. J'bois la tasse comme une gamine déboussolée. J'me prend une claque comme une p'tite fille tyranisée. Je fonce, j'te retiens, pourvu que tu survives, je te tend la main, pourvu que tu survives.. La bouée de secours est trouée on s'récupère à la p'tite cuillère, c'est fou, l'eau est froide, ce soir, et la neige tombe. Ca en devient un lac gelée, une marre pour les prisonniers. Je pris pour te garder en vie, le poème n'est pas encore achevé, encore un peu, mélodie, juste pour te garder en vie.
J'crève pour tout l'amour que j'ai volé, pour l'espoir qui m'a bouffé. J'crève pour toi, dans l'froid en condamnée. Sorcière solitaire, à défaut d'avoir aimé princesse apprivoisée. J'ressors plus de l'eau, la le radeau m'a assomé. Et j'ai fais c'que j'ai pu, j'te jure, juste pour te revoir sourire. Le rivage n'était pas loin pourtant, j'ai pas su m'accorder. Le piano joue encore, sur mes paupièes arrachées. Ma pupille dilatée, la lumière me transperce. J'ai pas su, j'ai pas su, mais j't'ai sauvée...

Mathilde Baron ~ Si demain, demain l'envie nous prend de repartir, à la chasse à l'avenir, alors nous partirons, le coeur accroché, cette fois, sans attendre que la marée baisse. On ira à la recherche d'un joyaux, le bonheur, ptét', on luttera à nouveau sans se prendre la tete. Et si, si demain ils nous supplient, si demain, un peu d'amour nous parvient, alors nous rentrerons, mais en se liant les mains, coupées de liberté, on est rentrée à quai.. Mais est-ce que ce voyage, aussi périeux que merveilleux, vaut plus que la raison, vaut plus que notre.. Maison.. ? Qu'est-ce qu'il y a au bout, ce joyaux que l'on attendait tant ? Un nouvel horizon, que nos yeux pourraient pleurer.. ? Qu'est-ce qui nous attend, si demain, l'horizon est à portée, si le monde, derrière nous, nous retient par nos mains liées.. ?

Justine-Lucie Bricot ~ Magnifique ♥ .

J'voudrais être à ta hauteur, mais j'sais plus comment me caractériser. J'ai les bras en l'air, j'essaie de choper un nuage, de le planquer dans mes tympans, histoire d'érafler le cours du temps. Et mon âge.. Si tu savais comment j'ai bourlingué, des paumées comme nous, j'en ai côtoyé. J'leur ai caillassé la face, j'ai martelé leurs pupilles jusqu'à ce qu'elles cassent. J'ai fouillé ensuite dans leur crâne, y'avait que des vers qui suintaient, j'ai chopé leur âme, j'l'ai sniffé. J'ai soufflé des marées de démences hallucinées. J'ai coupé des bouts de leurs corps, j'me suis forgé une armure avec ça. Et un canif, pour crever la lucidité, quand j'peux pas.. Quand j'peux pas me confesser, moi aussi, mes souvenirs sont profanés. Quand j'peux plus soutenir aucun regard, quand c'est seulement vers l'océan que je crache mes sourires, rares.
Y'a une multitude de nombres, mais une ombre parmi mes équations. Est-ce toi, squelette d'espoir qui joue à la bonne fortune ? J'vois la roue tourner, et d'ssus, sans dèc, j'suis écartelée. Allez, plisse tes yeux inquiets, j'te ferai miroiter ma survie. Plisse la réalité, j'te fabriquerai du bonheur brodé avec les carcasses de tes ennuis. Moi, j'broye mes journées entre mes mains, j'm'écoule comme un sablier, sauf que j'expirerais avant la fin.
Me cherche pas, s'toi la princesse, c'est toi qui dominera l'empire de nos songes. Ta mission, c'est de cesser de jouer l'éponge. Va décrocher ta joie, même si pour cela, faudra lâcher les existences ligotés. Fais fondre nos chaînes, faut que t'aille conspirer. Ils te vendront de l'amour presque véritable, certifié authentique, ils seront beaux et fiers, loin de nos méandres aquatiques. Ils auront une peau lisse comme du plastique, on les appelle les vivants, tendance hypocrites.
Moi, j'voudrais que tu les rejoigne, fais gaffe à mon acide. Il jaillit de mes mains jusqu'à ce que l'encrier soit vide. L'encrier, c'est mon estomac, et c'est un peu comme la boîte de Pandore. Si tu l'effleures, j'te jure que t'auras des remords.
Allez, cours, t'es pas une sale gosse, casse toi de cet enfer. T'es pas taillée pour ça, t'es pas raide dingue du fer. En peu de temps, j'parie sur ta destinée. J'parie sur ta capacité à te tirer de cette cale enfumée. La vie en technicolor, avec l'avenir qui cesse de te rentrer d'dans. Le présent, tu l'tiendras fort, histoire de pas serrer les dents.
Courage, et défonce toi la cage thoracique. Dernier sprint avant que j'entame mon grand huit.

Justine-Lucie Bricot ~ J'suis pas remorquable, t'sais, faudra que tu te jettes au paradis sans ma présence. J'suis jugée en tribunal de dernière instance, ultime parole, t'sais, au fond j'ai rien à dire. Y'a que le néant qui m'attire. J'ai la gorge qui se noue, n½ud de marin, c'est qui ce connard qui prie pour ma fin ?
Y'a du talent dans tes pores, il te sauvera même amarrée au mauvais port. Allez, cherche, tu dénichera le bonheur au hasard. Mais, trouve toi des tavernes quand frémit le blizzard. J'pourrai raviver mes cendres pour te réchauffer, j'pourrai même réapprendre à écrire et à faire sonner.. Les syllabes qui ponctuaient mes journées.
Mais, j'ai tout perdu, abandonnée. J'voulais plus jouer. J'ai attendu qu'on vienne me chercher, j'les ai tous dévorées. En déficit de vitalité, impossible à exorciser. J'm'enfonce, minable, cherche pas à me déterrer.

Mathilde Baron ~ Y'a pas plus de hauteur que d'espoir, l'échelle est pas assez grande pour ton reflet dans l'miroir. J'me suis forgée comme je peux, avec ces souvenirs désastreux. J'voudrais un peu de chance, mais c'pas scientifique, ça, les chiffres c'est c'qui t'mets en transe. Tu calcules trop vite ma destinée, j'suis pas née pour m'envolée, j'suis tombée dès l'premier round, j'suis pas fière ni héritière, j'ai pas de données, j'suis qu'une névrosée. Enfermes-moi avec toi dans cette cage, on s'donnera la main et du courage, t'sais, toi tu dis qu'on peut pas t'sauver, mais j'vaux pas plus que toi, à force de creuser le trou s'est rebouché, enterrée vivante, t'sais, j'ai plus que mon âme pour pleurer. Quand j'regarde mes mains, ce sont celles d'ignorante, j'me connais pas, putain, ni même ce refrain. Est-ce que le monde qu'on recherche est sous terre, avec les vers que t'as déniché, on s'rait bien là-bas, dans notre élément à méditer. Tes mots sentent la suie, dépoussières-les, tu fais de grandes choses, t'as pas à t'mépriser, regardes, regardes c'qu'ils ont fait, à nous convaincre que l'on est rien, à nous donner peur du lendemain. On peut etre forte, nos acides s'emmèleront, nos encres ne baverons plus sur leur face d'enkilosés, r'gardes, r'gardes comme on lutte, à deux, avec la haine et le sang dans la bouche, à faire crever les corbeaux, le palet en feu d'avoir trop encaissé, on peut, on peut, avec la terre et le feu, avec le noir et le sang, on peut, gagner le bleu du ciel, pour un sourire, juste pour un sourire j'me mettrai face à toi, sur la rive opposée, pour te voir sourire lachement abimée..
La pluie se mélange à la neige, la boue se mélange à l'eau. Dégueux mélange et mots doux, brisent et renversent le souffle d'amertume, tournes la formule, cries-la, détestes-la, on s'en sort, le soleil à nous cramer les yeux fait face, on lutte, le bleu, le jaune, le blanc nous ébouissent, aveuglemment on se relève, on fonce, tu fonces, avec moi ! C'est la danse macabre des amours abandonnés, des gamines déjantées, alors crèves, crèves leur les yeux glauques avec ton canif' et vois comme le bord devient élevé, il nous assure notre nouvelle destinée.

Justine-Lucie Bricot ~ "Wahou", onomatopée qui s'échappe. Une stupéfaction qui happe.. L'amertume craquelée sur mes joues, ça s'fendille, et y'a même pas de trous. Pas de plaies qui sanguinolent, pas de cicatrices qui s'étiole. Putain, s'quoi ce trip conscient ? C'est quoi cette idée, mes dents qui s'cachent derrière mes lèvres dépourvues de sang. Ma bouche écarquillée, et mes paupières même pas fermées.
Ah oui, j'crois avoir déjà subi ce phénomène, c'est le sourire, le réconfort qui vient déloger ma peine. J'sais pas si j'dois encore accorder ma confiance aux trémolos d'autres voix, mais la tienne, on dirait une symphonie qui s'échappe et qui vient titiller mes sens, même quand je danse.. A des kilomètres au-dessus du sol, pendue au manège désenchantée. J'ai fait une quinzaine de tours, j'me suis vidée. Lessivée, la gamine autrefois teintée de rouge et noir. Quasiment blanche, j'me rachète une virginité, ouais, j'y crois, à quoi bon s'lamenter ?
J'ai pas encore regardé tes mains d'assez près, mais j'suis sure qu'elles sont scarifiées de volonté. Y'a eu des errances, j'te crois, des douleurs pas si bénignes, et aussi, surement, des océans de bile. Le monde en bleu et jaune, est-ce que tu connais ? Quand le soleil brûlant et le ciel cyan se sont fait spolié. On a récolté l'acide qui tapisse, sans parcelle de catharsis. On a écumé les naufrages, en priant pour de nouveaux rivages. Tant et si bien qu'on s'est agrippé à le moindre bout de chair dressé. On s'est entortillées dans des étreintes faibles, on a fini par s'anesthésier. Dans des comas plus ou moins éthyliques, on en a oublié les idéaux atrocement idylliques. On a bu c'qui trainait dans es caniveaux, d'infections en afflictions, on a appris de nouveaux mots. Beaux à tatouer sur nos chairs terrassées. On s'est perdues dans des violences innommables, on s'est tellement heurté que ça en devient ineffable.
Et aujourd'hui, encore, sancitifées dans l'précipice, on cherche à s'extirper de cet angoissant supplice ?
Alors, laisse moi quelques minutes encore, le temps de foutre de l'oxygène dans mes poumons et puis, de m'en enivrer. Histoire de te dresser, d'ici peu de temps, la liste de qui pourrait nous arriver. J'te vois en face, et j'ai presque envie de sauter te rejoindre, j'sais pas quel est ton univers. Mais j'viendrai peut-être y ramper, bizarroïde ver.
J'te referai ce truc qui me fait baliser. J'te sourirai.

Justine-Lucie Bricot ~ Allez, j'me shoote à ton espoir fébrile, je me souviens de l'époque où je luttais. J'sens mes veines frémir, et j'bouillis au lieu d'écrire.
Mais, j'ai la faiblesse de penser. Quand on est bien assez bas pour trouver une autre occupation que d'nous panser. J'échange mes sparadraps sceptiques contre du fil antiseptique. Si t'as du mercurochrome en stock, j'te le pique et te file un filtre coloré, j'ai de quoi rendre arc-en-ciel les soirs embrumés. Faut pas croire, j'ai accumulé quelques trésors, au milieu des désastres, se tient même une pépite d'or. Elle le sait pas, mais j'puise dans ses pupilles de quoi me nourrir. De quoi couper les racines de mes malsaines pensées, de quoi même apprendre à donner.
Alors, si tu veux vraiment vivre entre mes barreaux, déploie quand même tes ailes, on deviendra de jolis oiseaux. Ou bien des papillonsde nuit, j'peux pas te le promettre, mais j'te foutrai des rengaines de solidarité dans la tête.Et si tu rentres, cherche las la clé. Elle est nos têtes, et on parviendra bien à la débusquer. Avec des mots gorgés d'acide, qu'on fera circuler, à force d'arpenter nos langues étranglées, ils finiront bien par optimiser. Et en quelques phrases, j'donnerai dans le coup d'éclat. J'te ferai rire, jusqu'à ce que ta voix.. Atteigne le haut du gouffre et tu te hisseras là-haut. J'te suivrai peut-être, peut-être pas. L'important c'est qu'on s'foute pas dos à dos. Allez hop, c'est le refrain de l'ultime espérance, le parfum de la future insouciance.
Mes phrases à ton service, si tu glisses. Pacte d'écriture, promis, j'les saupoudrerai jamais de cyanure.

Mathilde Baron ~ Un désir silencieux parcoure ma tête. L'envie d'étirer mes lêvres à en faire craquer la peau, juste parce que t'as fais de même, en lévitation, tu vois, t'as gravis les échelons, la force qu'on s'est donnée, c'te battle, ça nous fait avancer, j'connais, j'connais pas l'monde bleu mais y s'peut bien qu'ça soit comme l'océan, tu crois qu'on pourra voir apparaitre le reflet des poissons dans le ciel, comme on voit le reflet du soleil sur l'étendue bleue ? Là, en armonie avec tes paroles, j'les ai bu et je rafistolle, peu à peu les plaies marquées au fer rouge sur notre chair grillée, l'éternité, ça fait un bail que j'me suis pas relevée, j'vois ta silhouette, qui rejoint l'autre rive, viens t'asseoir à mes cotés, à observer ce qu'on nous a pas donné, vas droit et ne t'arretes pas, on a une main tendue, une main qui nous lache pas, un morceau de ficelle qui s'envole, est-ce un cerf-volant, ou bien un morceau de rêve d'enfant ? J'veux pas grimper avec seulement l'espoir que tu me suives, là à ce niveau ça ne servirait à rien, j'crois qu'le mieux serait une promesse, j'tiendrai ton âme en laice, suis-moi ou restons là, en bas ou haut sommet, qu'est-ce que ça changera ? De la volonté, dans mes mains d'ignorante, de la volonté à te retenir, ils ont laché l'éponge trop tot, moi j'la jetterai pas, j'peux pas, abandonner n'fait parfois plus parti de mon vocabulaire, une centaine de mots, peut-etre qui pourrait rallumer les révèrbères, dans la nuit, qu'on soit oiseau de feu ou papillon on s'envolera dans les cieux, avec cette meme envie, l'aspect ne compte plus, maintenant c'est c'qui nous endurcie, hissons nous, l'acide sera pour nous un toboggan à l'envers, j'prendrai volontié ton arc-en-ciel si on l'partage à deux. Faible et fatiguée mes doigts congelés martellent le clavier, les touches rythment les notes du piano, j'donne encore un peu de force dans mes mains pour te dire à quel point, ce refrain est merveilleux quand on s'y attarde à deux, comprendre les paroles pour s'émerveiller comme jamais, échanger un rictus sans une difficulté, ça ça s'ra ma promesse, c'que j'ferai à fond, pour que mon sourire se mêle au tien et nous donne la force d'aller loin, il fait sombre mais le sang sur nos lèvres brillera de mille éclats lorsque les plaies qui nous consumaient ne seront plus capable de nous faire chavirer, ni même de nous faire douter.
Alors, j'répondrai à ton sourire. Et la glace du lac fondra peu à peu, le radeau deviendra magnifique navire qui nous emmènera, là où le regard ne porte pas...

~

Justine-Lucie Bricot ~ 'voulais pas gâcher notre "battle" en finissant par des mots moins beaux, étant donné que ton dernier message était.. *s'incline*
Alors, discussion privée ('tentiiiiiiion xD) pour te remercier, en toute sincérité, un peu de pommade parsemée. Soupçon de soulagement instantané. Mes syllabes s'entremêlent, phrases aussi emberlificotées que les vis qui me strillent le cerveau. Ça fait comme des pochoirs, des découpages, sur mes milliers de neurones, agglomérés en pages. Cerveau-manuscrit, caveau d'ma vie.
Malgré tes mots, ça cogne encore très fort. Une détonation sourde, pas de place pour les remords. Ni pour les excuses. Et pourtant..
J'espère ne pas t'avoir forcé à replonger dans des tombes de tristes sentiments. T'avais l'air si heureuse ces derniers temps, alors j'espère que ce n'est que la folie de l'écriture qui te rend pour un temps.. Aux démons anciens.
Oui, j'espère que tu vas bien. Et que traces ta route, même si j'veux bien te promettre que j'suis là, juste à côté. Que j'risque surement de réapparaitre sans frapper. Met la clé dans la serrure si tu veux pas me voir débarquer.
Ouhlà, je sais que je m'embrouille là.
Je retourne te relire, et je reviens ajouter quelques phrases ici-bas. Justine-Lucie Bricot 4 octobre, à 18:59
Pas grand-chose, à redire, c'est-à-dire que..
A la revoyure, camarade. Je m'engage sous le même drapeau que toi. Luttons des tréfonds, de nos ongles sales qui se plantent dans nos doigts. Phalanges désarticulées en lutte. J'vois ton ombre, et je m'incline.
A très bientôt, sorcière mutine.

;].

Mathilde Baron ~ .. Tss. J'avais l'air heureuse et pourtant bien au fond d'moi c'est la démence de mon propre ennui, j'cris la rage qui me maltraite et les sanglots qui prennent mon être. Mais même si j'ai plus gout a rien y'a ces mots qui m'emmènent loin, ça m'fait un bien fou et même si mes paroles sont malsaines, j'sais, dans notre monde en tout cas on sera reine, on f'ra l'histoire à notre façon, et j'te l'avouerai, c'est d'la passion qui m'animait, le désir de placer les bons mots pour réussir à donner le sourire, est-ce une joie partagée ? Je ne sais, et si seulement la détonation pouvait s'estomper, le temps d'un rire qui pourrait s'amplifier, tu sais, comme ces ondes radioactives qui nous parcourent le cerveau et qui nous contaminent à une cadence démesurée, un plaisir, un réel plaisir d'avoir troqué mes devoirs contre un moment de liberté. J'suis démoralisée et aussi défigurée par le lycée, je peine, je coule mais ces moments là donnent envie de continuer, d'avoir un nouveau but, de se dire "demain, au lieu de me noyer, j'écrirai, je lui écrirai, je leur écrirai, j'écrirai au monde entier.", un "toujours dans le jamais" (ref. L'élégance du hérisson ;) ), - Notre - toujours dans le jamais.

Mathilde Baron ~ & j'relie, j'relie tout parce que ce soir, j'voudrais encore m'évader, alors j'bois tes mots et puis les miens, j'suis ivre mais j'continue, j'en ai besoin, j'en ai besoin..

Justine-Lucie Bricot ~ Ôte toi le doute de la réciprocité, ça faisait des semaines que j'm'étais pas laissée emporter. Merci, bravo, j'te dois un sourire rarement accolé. J'te dois des sanglots qui s'calment, sans médicaments, ni apnée. Sur le flot de nos maux, on va bâtir notre empire. Même sur les sables mouvants, on s'suspendra aux étoiles filantes, si la vie se met encore en tête de nous fuir. Au creux de ma poitrine, la douleur devient divine. Elle est comme les puissances occultes, elle existe et j'peux pas la prouver, elle me subsiste même quand j'me blottis dans les étreintes de Morphée. J'l'invoque pour qu'elle se casse, mais cette salope est lâche. Elle s'est accrochée à mes os, elle y grave son message . Marche ou crève, dans tous les cas, tu ne connaitra que la rage. J'ai bousillé les sentiments avec ma mâchoire acérée. J'voudrais y croire et cesser d'envoyer des signaux de détresse. Mais comment s'y retrouver, entre acidité, angoisse, tremblements et stress ?
C'est glauque quand on y pense. Tu sais, hier, chacune sur notre côté de trottoir, et la foule qui vrombissait. On serrait dans notre paume, la main de celle qu'on voudrait prendre pour notre destinée. Je sais pas si toi, tu y crois. Moi, putain, j'ai du mal ('doit y avoir autre chose ♪ ;]). Je crois que toi, t'y crois. Je t'admire, vraiment, pour ça.
Oui, donc, j'y reviens, chacune sur notre bout d'asphalte à arpenter les chemins escarpés d'un futur qu'on voudrait esquisser. On a tourné la tête, souviens-toi, on s'est regardé, tiré la langue, reparties chacune de notre côté. Aujourd'hui, on est là. Putain. Putain. A s'enivrer. Si je tarde à te livrer mes pensées c'est que j'nous relis aussi. On est incorrigibles, mais putain, ça fait plaisir.
J'te jure que j'y croyais plus aujourd'hui, maintes et maintes fois dessus, j'étais enfermée sans lumière, j'cherchais de quoi me foutre dans un état d'inconscience éphémère. Puis, t'es aperçu, brin de lumière.

J'écris, j'écris, je t'écris. En espérant que ça te donne de quoi continuer. En espérant arracher de mon c½ur ligoté.. De quoi survivre en cette soirée.
Demain, la foule, la foule. Demain, je m'écroule. Mais, je remonte toujours aussi la pente que j'ai pu la dévaler. Incorrigible, j'te dis.
Ravie de t'avoir parlé.

Mathilde Baron ~ J'me souviens, j'me souviens, la langue que t'as tiré, ton sourire, que j'suis sûre avoir perçu. Un rayonnement parmis le noir qui nous entourait. On tenait réciproquement la main de celle pour qui notre coeur bat encore aujourd'hui, et oui, moi, j'y crois, c'est fou et stupide et tu ne dois pas m'admirer pour ça, parce qu'à chaque nouvelle histoire qui se commence et s'écrit j'y crois, jusqu'au moment où j'me prend une grande claque par la réalité, et j'tombe de haut, biensûr, je peine à me relever, et pourtant tu vois j'y croyais.. Ce qu'il faudrait c'est y croire sans jamais rêver, avec toujours cette image d'une possible fin sans jamais douter, donner sans jamais recevoir, aimer, aimer à en crever mais ne plus jamais se voiler la face. Et ça, c'est dur, dur parce qu'on doit trouver le juste milieu, entre rêve, naïveté, réalité et destinée, parce qu'à chaque fois on tranche à l'extreme sans parvenir à faire la part des choses.
En dévalant la pente on se casse toujours quelque chose, pour ma part c'est l'espoir et la force qui s'échappent, et à force de remonter on devient vide, mais demain, demain tu te relèveras, et si tu veux, un peu de mots qui pétillent, demain, demain je t'écrirai. Comme tu l'as fais pour que toujours je continue.
C'n'est même plus descriptible ce que tout ça m'a procuré, de la joie, du bonheur, un p'tit peu de gaieté ? Oui, mon sourire ne s'efface plus ce soir, je ne peux le gommer. Un sourire sincère, un sourire béhat.
Il n'y a plus rien d'amer, ce soir. Juste l'eau que j'ai bu lorsque je failli me noyer...

Justine-Lucie Bricot ~ Moi, j'y crois, justement, mais sans rêver. J'donne à tout va, sans parvenir à vraiment accepter ce qu'elle pourrait me donner. Je garde le contrôle sur mon c½ur, au risque d'imploser. Je voudrais bien déverrouiller, mais elle est pas facile, j'te jure. J'suis pas tombée sur une gamine docile. Elle est loin, si tu savais, si loin, de nos syllabes suffocantes et abîmées. Elle fait pas de métaphores, et elle dit qu'elle a rien à cicatriser. Qu'elle est sincère et que, pour elle, faut pas s'inquiéter. De la peine à y croire, mais je m'éparpille. Faudrait pas que je m'lance à t'raconter ma vie.
La part des choses, j'la fais dans une méfiance constante. Je l'ai déjà dit, je calcule en espérant ne plus m'laisser prendre. A chaque moment passé sans elle, j'redoute de la revoir. J'ai peur qu'elle me fasse la bise, avec un faible "au revoir". J'ai confiance en personne, peut-être que je devrai. J'ai confiance en notre capacité à s'rater. A s'écorcher la face sur le béton, à saigner des litres et des litres, à saigner jusqu'à en perdre l'équilibre et la raison. A s'prendre pour des funambules sur le fil du rasoir, à attacher des fils rouges au bout de nos doigts fatigués de toujours trop.. Trop palper avec des promesses illusoires. Et tous ces macchabées dans nos souvenirs, t'sais, les corps qui nous ont arraché des soupirs. On les pousse aux portes de notre mémoire, sans jamais parvenir à les déloger. Si j'avais un cutter, j'te jure, ça serait par là que j'commencerai. J'arracherai et j'reviendrai, amnésiée. Prête, pour de vrai. Pour l'instant, j'attends, le néant qui m'habite. Aujourd'hui, je croyais avoir perdu les eaux, et pourtant dans mes tempes, l'existence, palpite.
Je veux plus que tu dévales, et j'm'en veux de pas avoir été là, avant. De pas avoir tendu ma main quand tu t'faisais kidnapper par le noir, inquiétant. Au couchant, dorénavant, tu peux compter sur moi. La nuit, je ne dors pas. Je suis à demi humaine, Frankenstein est dans mes entrailles.
Excuse-moi d'exposer mes failles.
Merci.
A demain par je ne sais quel moyen, mais, j'en suis persuadée, à demain. ♥

Mathilde Baron ~ J'n'ai pas pu te répondre avant, merci ma maman, d'm'avoir imposer de déconnecter avant. J'ai demandé ton numéro à Mag' mais t'es pas chez orange alors aujourd'hui, j't'enverrai un message, avec un portable autre que le mien. "Par je ne sais quel moyen..." tu vois, les moyens du bord, encore et toujours eux.
T'sais des fois je fais vraiment d'la merde, persuadée du mal qui m'entoure je m'enferme dans la haine, et puis en fait quand le doute me vient j'me réveille peu à peu, finalement j'voyais l'mal partout mais c'était que du merveilleux.
Moi j'ai peur d'un demain, de ne plus avoir d'nouvelles ou qu'elle ne me prenne plus la main. J'ai peur de lire la trahison sur son visage, à chaque fois qu'elle se blottie au fond d'mes reins. J'donnerai tout pour un peu d'éternel, un p'tit mot comme ça, qui bascule la chandelle, un truc qui m'dirait que jamais elle me quitterait, qu'avec elle je referait ma vie, elle n'se voit meme plus lesbienne à l'age de vingt ans, Dieu sait comment j'l'ai pris mal, parce qu'on m'fait toujours comprendre par un message subliminale que ça durera pas longtemps, mais j'm'entête, et j'fonce droit dans l'mur, et quand j'me fracasse alors, je prie face à la lune, hier encore elle était pleine, j'voulais voir son reflet, dans la mer, mais j'pouvais pas m'échapper, les nuages ont commencé à la cacher et là mes larmes ont coulé, j'voulais pas t'sais, y'a des signes auxquels tu crois qui veulent pas me dissuader..
C'est fou mais j'me disais la meme chose, que franchement j'm'en veux d'pas avoir vu, t'sais au premier coup d'oeil j'ai pas su, et sincèrement les blogs, ça reflète ce qu'on cache au premier venu, et j'me disais "merde, merde, mais pourquoi j'lui tend pas cette main ?" cette main meme, qui s'écorche contre le mur, mais qui déploie sa force pour sauver une autre main, t'sais ça fait longtemps qu'un esprit m'habite, le soir il redescend dans mon corps et ne me laisse plus fermer les yeux, j'ai des insomnies & lorsque j'somnole j'rêve d'un signe foireux, alors j'me réveille en sursaut, et j'contemple les cieux.
T'as pas à t'excuser de quoi qu'se soit, j'crois qu'à c'niveau là on porte un même poids, pas forcément définini ressenti pareil, mais tu voit, on en écrit. Alors oui, aujourd'hui je t'écris, tu ne liras cela que ce soir, s'en doute, mais j't'enverrai un message. Si tu tombes relèves-toi, y'a une nouvelle battle qui nous tendra les bras.


Pix : Juh' & Jetsam. By Sangkikoul_

J't'oublierai, Luciole.

# Enviado el miércoles 23 de enero de 2008 11:25

Modificado el martes 13 de octubre de 2009 11:27

~ Ton nom était gravé. Un écho qui me martelait. A une cadence démesurée, tu frappais contre les parois de mon corps. Au rythme de mes paupières qui se fermaient, j'entendais ta voix, j'entendais tes coups. Des paroles inventées, des paroles en l'air. Le goût du mensonge prolongé, la pervertion de ton silence. Je ne voyais rien, je n'avais que mes tympans pour me rappeler chaque détail de ta voix. Comme un bruit sourd. Un grondement qui se faisait retentir.Mes yeux clos puis ouverts, ouverts puis clos, tu approchais, d'un pas lent mais léger, tes cheveux volaient et ton regard perçait, le bleu, l'océan, tes yeux. Ma tête tournait. Mon ventre se réveillait, je sentais ma gorge brûler. Un état second. Le désastre. La fumée passait dans mon cadavre. Mes veines explosaient, j'étais en feu. Et pourtant j'avais froid. J'avais froid sans toi, lorsque tu n'étais pas là. Je voulais que tu viennes et je te murmurais << Viens me chercher, emmènes-moi avec toi, loin, partons ensemble, reviens ! >>. Et soudainement la lumière m'éblouissait, mes yeux ne s'ouvraient plus, mon être était de glace, et figée, larmes et sang pleins le corps et la tête, dans un dernier soupir, je t'ai lanc un " Je t'aime " par la pensée.<< Je suis morte, ce soir, ne viens plus me chercher, ne pleures pas, c'est toi qui m'as abandonné, ouvres les yeux, regardes, tout est fini, je suis partie, maintenant. Je ne reviendrai plus. >> ______ ~

~ Ton nom était gravé. Un écho qui me martelait. A une cadence démesurée, tu frappais contre les parois de mon corps. Au rythme de mes paupières qui se fermaient, j'entendais ta voix, j'entendais tes coups. Des paroles inventées, des paroles en l'air. Le goût du mensonge prolongé, la pervertion de ton silence. Je ne voyais rien, je n'avais que mes tympans pour me rappeler chaque détail de ta voix. Comme un bruit sourd. Un grondement qui se faisait retentir.Mes yeux clos puis ouverts, ouverts puis clos, tu approchais, d'un pas lent mais léger, tes cheveux volaient et ton regard perçait, le bleu, l'océan, tes yeux. Ma tête tournait. Mon ventre se réveillait, je sentais ma gorge brûler. Un état second. Le désastre. La fumée passait dans mon cadavre. Mes veines explosaient, j'étais en feu. Et pourtant j'avais froid. J'avais froid sans toi, lorsque tu n'étais pas là. Je voulais que tu viennes et je te murmurais << Viens me chercher, emmènes-moi avec toi, loin, partons ensemble, reviens ! >>. Et soudainement la lumière m'éblouissait, mes yeux ne s'ouvraient plus, mon être était de glace, et figée, larmes et sang pleins le corps et la tête, dans un dernier soupir, je t'ai lanc un " Je t'aime " par la pensée.<< Je suis morte, ce soir, ne viens plus me chercher, ne pleures pas, c'est toi qui m'as abandonné, ouvres les yeux, regardes, tout est fini, je suis partie, maintenant. Je ne reviendrai plus. >> ______ ~
<< Est-ce qu'on a un avenir,
Est-ce qu'on est forte,
Est-ce qu'on s'est unie, pour mieux se tuer ? >>


" Tu es forte. Tu es une femme courageuse et forte.
Des moments comme ça donnent envie de continuer à lutter, même si c'est difficile, même si parfois on a tous envie de pleurer dans notre coin. Mais on continue. "




Tu ne devais pas le faire, tu n'avais pas le droit. Lorsque tu es venue me parler, tu devais t'attendre a ce que je m'accroche. Es-tu si degueulasse ? Le sais-tu, que tu me fais souffrir ? Tu n'es que lacheté. Tu n'aurais pas du, Oh, non, vraiment.
<< Tu es la femme de ma vie. >>. Cette phrase sonnait faux dans ta bouche, mais je ne te connaissais pas et j'avais soif d'amour et de naivete. Ils me le disaient, "Mathilde, elle ne te merite pas, ne t'accroches pas comme ça elle va te tuer." J'aurais du les ecouter, je me suis entetee, j'ai fonce dans l'Enfer les yeux grands ouverts, et toi, toi tu ne m'arretais pas, je te faisais rire, tu en avais pitie. Je te faisais pitie.
Et toi, t'etais avec tes promesses, le désir dans les yeux de me voir tomber de haut. Quel effet ca fait, de me voir crever ? Es-tu satisfaite de ta superiorite ?
J'en ai vomi mes tripes et ça me brulait, j'ai verse plus de larmes et de sang que pour cette neuvieme annee. Et pourquoi es-tu parties ?
Pourquoi es-tu partie...


Les accents manquent, car la police de caractère ne les prenait pas en compte et on ne voyait plus rien.

~ " Tu m'disais quoi, déjà ? Que j'étais la femme de ta vie, que j'étais le diable, une femme fatale ? Tu me tentais, m'embrassais, me serrais. C'est ça, ce que tu vaux? Etre lâche, me supprimer, m'oublier, tirer un trait ? C'est ça, ce qui fait ta force, que tout le monde t'aime, que tout le monde t'admire ? C'est ça ? Et bah t'sais quoi ? J'te dépasserai. Elève deviendra Maitre oai. J'prendrai ta place. Allez, vas-y, barre toi à l'autre bout du monde. Moi j'affronterai. Ce que t'as osé laisser derrière toi. "

Pix : Ba. By Sangkikoul_
Your Love is a Lie, Simple Plan.

# Enviado el lunes 11 de febrero de 2008 09:24

Modificado el martes 22 de septiembre de 2009 11:23